Gilets jaunes : revendication OUI, dégradation NON !

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Samedi 17 novembre, et contrairement à ce que certains politiques ont pu tirer comme conclusions, les Français se sont grandement mobilisés afin de montrer à nos dirigeants leur ras-le-bol du prix de plus en plus onéreux de cette denrée si précieuse que l’on nomme le carburant.

Ce liquide que certains suivent avec plus d’attention que le cours de la bourse a mis le feu au poudre par l’augmentation des différentes taxes qui lui sont imposées sous couvert d’une volonté de transition écologique.

Les prix en hausse du carburant furent la goutte de gasoil qui a fait déborder le baril déjà bien chargé. En effet, au-delà de ce problème, c’est tout le pouvoir d’achat des Français qui résonnait comme un cri d’alerte ! Le prix des denrées alimentaires, les loyers en hausses, les salaires qui ne suivent pas, la CSG pour certains retraités qui a augmentée, les taxes toujours plus nombreuses et sur tous les produits du quotidien etc. sont autant de difficultés misent bout-à-bout qui ont fait craquer les Français, se rejoignant vers une cause commune qui nous est nécessaire encore aujourd’hui pour se déplacer.

Emmanuel Macron et son gouvernement voient dans cette mobilisation une volonté des Français d’agir contre la protection de l’environnement car désirant ainsi conserver leurs moyens de transport archaïques produisant du CO², participants ainsi à la destruction de la couche d’ozone. Cependant, il n’en est point. Ce véhicule dépassé pour certains est leur seule source de déplacement, leur permettant d’accéder au marché de l’emploi, de faire ses courses ou tout simplement de retrouver du lien social.

Les transports en commun ? Il n’en existe pas dans toutes les villes, dans tous les villages, dans tous les bourgs de France. Et quand bien même ils sont présents, encore faudra-t-il analyser leur disponibilité. Les Français ne veulent pas utiliser une simple trottinette pour aller acheter du pain au lieu de se déplacer en voiture ? Encore faut-il que leur boulangerie n’ait pas fermée, écrasée sous le poids de la fiscalité ! Les Français ne veulent pas acquérir un véhicule moins polluant ? Encore faudrait-il qu’ils en aient les moyens ! Et pour quel modèle ? Un véhicule électrique tant vanté pour ses vertus écologiques ? Cependant les bonnes questions sont-elles posées ? Comment sont construites les batteries d’un véhicule électrique ? Le sont-elles par des enfants africains au péril de leur vie ? D’ailleurs, la production et la gestion d’une batterie électrique pour un véhicule respecte-t-il réellement l’environnement ?

Toutes ces questions qui concernent uniquement la situation du véhicule d’aujourd’hui dont il est bien difficile de trouver une solution rapide.

La transition écologique ne pourra s’effectuer qu’en donnant du pouvoir d’achat aux Français, leur permettant d’acquérir des équipements et des véhicules plus respectueux de l’environnement. Rouler avec un vieux véhicule, qui coute cher en entretien, cher en carburant (car il consomme plus) n’est pas une volonté mais bel et bien une obligation dans la mesure où certains ne peuvent se permettre l’acquissions d’un nouveau véhicule (car non accès au crédit, valeur du bien à acheter trop onéreux, situation déjà difficile appréhendant même les fins de mois). Des solutions sérieuses ont-elles été mises en place ? La prime à la conversion n’est qu’une supercherie ! 1.000 € ou 2.000 € de reprise pour acquérir un véhicule qui en coute dix fois plus ? Une prime qui d’ailleurs n’arrive pas dans les temps promis.

La transition écologique passe par des transports en commun « propres » comme par exemple le train à hydrogène (Alsthom), par une production de l’électricité pouvant faire fi des centrales nucléaires (espace maritime à conquérir dont la France en est la deuxième puissance), analyser les bénéfices que pourraient rapporter sur le versant écologique de l’algocarburant, pensons bien évidemment en une souveraineté alimentaire qui éviterait de trop importer des denrées et donc de faire naviguer des « tankers » géants… Bien des pistes qui peuvent être pensées sans toujours s’orienter vers la taxation à outrance. Aujourd’hui si vous n’avez pas les moyens alors vous serez taxé. Le pollueur payeur a laissé sa place au pauvre payeur.

C’est en s’attaquant au paupérisme d’aujourd’hui, que des solutions pourront être trouvées. Un ouvrage est donc de circonstance dans ces temps obscurs ayant comme titre explicite « L’extinction du paupérisme » issu de la plume d’un certain Louis-Napoléon Bonaparte, il y a plus de deux siècles de cela.

Par ailleurs, et concernant le mouvement des gilets-jaunes en lui-même, France Bonapartiste soutien l’esprit de dénoncer la situation de millions de Français, qui vivent difficilement de leur travail. En revanche, nous sommes contre toute forme de violence qui a été malheureusement au rendez-vous, soit envers ceux qui ne participaient pas à cette action, soit avec la présence des casseurs habituels de fin de manifestation.

Nous ne pouvons tolérer l’emploi d’une certaine violence, physique ou verbale.

Que le peuple clame haut et fort ses justes revendications OUI, mais en usant de la violence NON ! Le peuple Français doit pouvoir s’exprimer « directement » et en dehors des corps intermédiaires comme les partis ou les syndicats. Nous le disons, l’expression directe est essentielle ! Le peuple doit s’exprimer mais pas de concert avec l’usage d’une violence toujours grandissante.

De même, nous ne devons pas tomber dans le piège des « gilets jaunes casseurs », c’est-à-dire l’infiltration de groupuscules d’extrême gauche et d’ultra droite venus uniquement pour provoquer les forces de l’ordre et dégrader le bien public. Nous sommes persuadés que la plupart des gilets jaunes sont d’honnêtes travailleurs, salariés, artisans, commerçants chefs d’entreprise. Ils ne sont pas politisés. Mais comme trop souvent maintenant, des casseurs en ont profité.

Les bonapartistes sont des partisans de l’ordre.

Nous croyons en une solution bonapartiste en s’attaquant au véritable problème qui est institutionnel. Pas de continuité, pas de suivi des politiques publiques, trop d’élus, de mille-feuille administratif, reflux de l’ordre et de l’autorité, faible niveau d’instruction etc.

Pour conclure, France Bonapartiste, et plus largement le Bonapartisme, a pour valeur l’autorité. Partant de là, il est inconcevable de soutenir les violences « programmées » par certains gilets jaunes qui discréditent le mouvement.  Il ne faut pas confondre les gilets jaunes « pacifistes » et les activistes là uniquement pour en découdre. Nous avons soutenu et nous soutenons les revendications sérieuses des gilets jaunes, nous sommes clairs sur ce point. En revanche nous dénonçons tous les débordements qui peuvent toucher les citoyens ou qui amènent la violence. Nous condamnons tout autant l’absence de dialogue du président Macron et les interventions du ministre de l’intérieur.

Comme le disait Cassagnac, « un bataillon bien dirigé est seul apte à corriger les lacunes d’une constitution. » Hélas pour l’heure, nous n’avons ni ce bataillon ni son chef.

Le Bureau National Bonapartiste

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