Au plus près de l’ennemi, ils ont besoin que nous les écoutions !

© Pixabay

Un homme est mort, un de plus, nouvelle victime du COVID-19. Mais celui-ci avait une particularité, c’était un médecin.

Depuis son décès, quatre autres « docteurs » sont tombés au champ d’honneur, au front de cette guerre invisible, sournoise… sale comme toutes les guerres. L’inhumanité fait son lit du malheur, lequel fait son bonheur.

Alors qu’ils étaient en patrouille afin de faire respecter le confinement, une Adjointe De Sécurité a reçu un pavé sur la tête, héliportée, elle est dans un état grave. Combien d’autres qui sont au front tous les jours pendant que d’autres au chaud de leur confinement piaillent de ne pouvoir sortir et se découvre une passion pour le footing ? Peut-être qu’eux, nos « gardiens de la paix », nos « anges soignants » aimeraient rester afin de ne pas prendre de risque pour eux même, afin de ne pas faire prendre de risques à leurs familles… Dommages collatéraux ?

Policier nationaux et municipaux, gendarmes, pompiers, médecins, infirmières, aides-soignants, facteurs, éboueurs, agents de sécurité privée …. la liste des appelés serait trop longue à faire mais on oublie que pour un soldat à l’avant, il y a dix soldats à l’arrière en logistique : fonctionnaires divers, routiers, hôtesses de caisse, centre de tris… On peut ergoter sur les manques des uns et des autres qui sont criants et qui sont la résultante de politiques publiques suicidaires depuis trop longtemps mais, si après la crise viendra l’heure des comptes, aujourd’hui l’heure est à l’unité de la Nation. Il faut faire France. Il n’est plus temps de se poser des questions. Le renseignement a donné ses conclusions. Il faut prendre des mesures et sortir la grosse artillerie.

Devant l’irresponsabilité, il est nécessaire maintenant d’instaurer un couvre-feu national et un confinement plus restrictif avec patrouille mixte armée / Police. Il n’y a qu’à ce prix, la restriction temporaire de nos libertés, y compris notre liberté constitutionnelle d’aller et venir, que nous pourrons faire reculer l’ennemie. Il n’est de liberté qu’encadrée, demandons à notre gouvernement et nos législateurs qu’ils aient le courage de prendre cette mesure.

« Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas ». Aujourd’hui, résister pour beaucoup, ce n’est pas partir au front comme le font les forces de l’ordre, les soignants … mais pour tout à chacun au contraire c’est rester chez soi afin de faire cesser les contagions.

Grégory BAUDOUIN
Délégué à la Sécurité et à la Défense

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