S.A.R. le prince Joachim Murat soutient France Bonapartiste.

Nous publions le message du prince Joachim Murat, adressé au journal le Bonapartiste, dans lequel il s’exprime sur sa vision du bonapartisme au XXIème siècle et apporte son soutien à France Bonapartiste.

« Chers Amis,

2017 est une grande année, celle de la candidature de France Bonapartiste à la présidentielle, celle du retour du bonapartisme rénové dans le débat public.

Le résultat des élections présidentielles et législatives illustre de façon spectaculaire l’appétit national pour le renouveau. Les vieux partis de gouvernement et les courants extrémistes de gauche comme de droite ont été sabrés par un mouvement créé moins d’un an avant les élections.

Face à une société où le narcissisme ronge tous les principes qui nous permettent de maintenir une communauté nationale, où le tribalisme détruit ce qui fait notre République, c’est l’instinct de survie de notre Nation qui s’est exprimé. Un appel résonne depuis le mois de mai dans tout le pays, l’appel du Peuple à retrouver le sens commun, le sens de l’intérêt général, à restaurer les valeurs qui constituent l’esprit français. Ces valeurs humanistes créées par la Révolution, diffusées par les deux Empires et portées par la République.

C’est l’appel à une France qui mette au premier plan une instruction publique créatrice de cohésion nationale et de liens transgénérationnels, sans lesquels toute société s’effondre ; une France qui intègre les diversités comme une richesse mais pas à n’importe quel prix ; une France qui favorise l’esprit d’entreprise et qui protège réellement les travailleurs ; une France sans millefeuilles administratif et plus décentralisée ; une France qui ne livre pas son système éducatif, son système de santé, sa politique culturelle et ses principales infrastructures aux fonds de pensions américains ou au Qatar ; une France dans une Union Européenne – idée au combien bonapartiste – mais dans une Union garante des identités nationales et dont l’objectif est la création d’une Europe puissance dans une économie mondialisée, d’une Europe bouclier, d’une Europe sociale devant l’Europe du marché.

Osons le nommer, c’est l’appel à un bonapartisme moderne, héritier direct des acquis de la Révolution, du sens de la Grandeur du Premier Empire et des conquêtes sociales du Second.

Ce n’est donc pas rien, ce n’est pas seulement symbolique que France Bonapartiste ait participé, à sa mesure, à cette campagne historique et je tiens à saluer ici chacun des militants qui autour de David Saforcada a rendu cette participation possible.

Le mouvement Bonapartiste porte depuis sa création cet esprit français du rassemblement national autour de valeurs partagées, autour de la fierté et du courage à les défendre, cette intelligence française du dialogue, du débat. Non plus ce « vivre ensemble », slogan qui évacue toute tentative de penser le réel, mais plutôt le « réfléchir ensemble ». L’esprit français des salons des XVIII ème et XIX ème siècles dans lesquels ont été pensées les bases de notre Nation. Ces salons animés par des Voltaire et des Montesquieu puis plus tard par des Bonaparte et des Murat.

Un esprit que l’on retrouve aujourd’hui dans la lettre « Le Bonapartiste », dans les manuels d’Histoire de Dimitri Casali ou dans les rencontres interculturelles et transdisciplinaires organisées par Christian Bourdeille.

Maintenant plus que jamais, entretenons cet esprit d’échanges francs et libérés des slogans simplificateurs. Cessons de blâmer telle communauté ou tel individu de mettre en péril nos valeurs et interrogeons-nous plutôt : « qu’ai-je fais aujourd’hui et que ferai-je demain pour défendre et reconstruire ces valeurs ? »

C’est cela, pour moi, la France Bonapartiste.

C’est pourquoi chers amis, en cette rentrée 2017 je propose à France Bonapartiste qu’elle lance l’initiative de journées de réflexions sur le modèle de ces universités populaires qui fleurissent partout en France. Ouvertes au public, de préférence en Province, réunissant experts et conférenciers autour de thèmes choisis par les adhérents pour ensuite transformer la réflexion en force de proposition.

Pensons et construisons ensemble notre communauté de Destins, poursuivons la dynamique lancée par la courageuse campagne de David Saforcada, faisons résonner les clairons du bonapartisme social d’action ! »