Pour une Police qui puisse faire son travail, voici quelques mesures de bon sens. Des mesures que nous nous  m’engageons à prendre.

Matériel :

  1. Renouvellement du parc automobile avec des véhicules de « qualités ».
  2. Renouvellement, en temps et en heure, des matériels de protection balistique.
  3. Effort sur l’achat des matériels d’intervention en dotation (ce qui évitera les achats personnels d’équipements, sauf cas exceptionnel).
  4. Rénovation des locaux et des matériels « bureautiques ».

Personnel :

  1. Renforcement significatif des effectifs.
  2. Meilleures répartition des effectifs, sur l’ensemble du territoire national, suivant le ratio taille/risque des agglomérations.
  3. Respect des « procédures » concernant les effectifs des patrouilles. Pas de binôme ADS/Agent mais au minimum un trinôme si présence ADS.
  4. Décloisonnement aussi de la Fonction Publique pour permettre des mutations de personnel administratif dans les commissariats pour plus d’effectifs policiers sur le terrain.

Législatif :

  1. Révision de la procédure de Légitime Défense pour les forces de Police.

Nous ne perdons pas de vue que tout cela ne sera rien sans une véritable politique globale de reconquête des territoires perdus et abandonnés de la République.  Mais il faut oser l'Autorité pour ensuite oser une Politique sociale, scolaire, pénale, économique, migratoire et environnementale qui fasse la différence …

Pour améliorer le collège, la première chose à faire est donc d'améliorer l'école primaire ! Comme nous l’avons développé dans nos propositions concernant la Primaire, il n’est pas possible de faire l'économie, dans le cadre d’une véritable refondation de l’École, d'un bilan sur les questions méthodologiques, d'une réflexion non dogmatique sur les programmes et les horaires d'enseignement mais aussi sûrement de la remise à plat du recrutement et de la formation des professeurs des écoles.

Une fois cela posé, il faut donc s’attaquer à l’épineux sujet du collège unique dont une majorité de parents d’élève mais aussi de personnel de l’Instruction Nationale souhaitent la fin. Cette disparition du collège unique ne veut pas dire la fin de la structure en elle-même mais son adaptation en interne autour de la modularité. Pas de filières mais des parcours différenciés qui au-lieu de diviser permettront de créer les conditions nécessaires de la réussite de chacun.

Cette adaptation se construira autour d’une 6ème de découverte puis à partir de la 5ème sur des classes où le Français, les Mathématiques et la Langue Vivante 1 seront abordés de façon modulaire.

La 6ème, classe de découverte et de transition
Cette classe de 6ème doit permettre à tous les élèves de prendre leurs marques, de s’adapter à cette nouvelle structure. Elle doit aussi permettre de combler certaines lacunes dans les matières fondamentales par le biais d’heures supplémentaires en Français et Mathématiques.

A la fin du 3ème trimestre, lors du conseil de classe et après discussion avec les parents de chaque élève, seront constitués 2 groupes, « socle » et « affermissement ». Un de ces groupes, le groupe « socle » sera constitué avec les enfants qui présentent des difficultés marquées, des lacunes importantes dans les matières fondamentales. Ce groupe ne doit pas représenter plus de 20% d’une classe (il est bien entendu que ce % peut s’adapter suivant les réalités du terrain).

Tronc commun et modularité
Hors de question avec ce système de créer des classes de niveau et des filières cloisonnées. Suivant les effectifs d’un collège, il sera possible de trouver des classes constituées uniquement d’élèves du groupe « affermissement » mais l’essentiel étant de créer des classes mixtes.
Les élèves des 2 groupes suivent au sein d’une même classe un tronc commun d’enseignement. Ce tronc commun concernera les matières suivantes :

Histoire Géographie
Musique
Dessin
Langue Vivante 2 (à compter de la 4ème)
Science de la vie
Chimie Physique
Informatique
Sport

Concernant les 3 matières modulables, Français, Mathématiques et Langue Vivante 1, il faut repenser les programmes afin de proposer un tronc commun aux 2 groupes et des modules complémentaires, pour la classe de 3ème, destinés au groupe « affermissement ». Il va de soit que pour ces 3 matières, les élèves ne se retrouvent plus par classe mais par groupe.
En plus de ce système, il faut donner aux professeurs la possibilité de travailler ensemble, s’ils le souhaitent. Cela aussi demande la refonte des programmes qui doivent être pensés de façon conjointe au sein de pôles spécifiques. L’idée est de pouvoir créer une réelle synergie entre, par exemple, Français, Musique, Histoire Géographie, Langues Vivantes et/ou Anciennes et Dessin. La même chose avec les Mathématiques, les Sciences, la Techno-Informatique, la Chimie et la Physique. Enfin l’Instruction Sportive.

Passerelles, orientation, redoublement
Le système modulaire permet à un élève, dans les 3 classes, de passer en cours d’année d’un groupe à l’autre. Ce système permet surtout en 5ème et 4ème soit d’acter un progression faisant passer en classe supérieure de « socle » à « affermissement », d’acter un recul et de passer en classe supérieure d’ « affermissement » à « socle », enfin de passer à la classe supérieure sans changer de groupe. Les orientations* en fin de 3ème seront définies suivant les groupes. Les élèves du groupe « socle » seront prioritaires pour une seconde professionnelle ou pour toute autre orientation pro, ils pourront enfin faire une nouvelle 3ème via la passerelle « affermissement ». Les élèves du groupe « affermissement » se voient proposer toutes les orientations existantes. Les redoublements, quelques soient le groupe, sont exceptionnels*.

*Une matière «  découverte pro » doit être créée pour la classe de 3ème permettant de mettre en avant toutes les passerelles possibles

Brevet des Collèges
Celui-ci doit devenir un véritable examen validant le socle commun, pour cela il doit se concevoir sur un contrôle continu et une série d’épreuves finales. En cas d’échec, chaque compétences sont évaluées individuellement.

« France sur mer » est une réalité il suffit de ce pencher sur les faits pour se rendre compte des atouts dont nous disposons.

Si la  mer est le nouveau terrain de jeu des puissances mondiales, l’eau y sera pour elles problème des jours à venir (le PNUD veut que chaque citoyen de la planète dispose de 20 litres d'eau par jour, ce qui représente  entre 100 et 150 milliards d'investissements par an.). Apporter de l'eau à tous est réalisable à condition de pouvoir transformer l'eau salée en eau douce. La France et ses entreprises  possèdent là, un véritable savoir-faire avec Suez Environnement (au monde dans cette partie) et Veolia (14,5% des capacités de dessalement dans le monde). N’oublions pas non plus que la France maîtrise aussi la technique du dessalement nucléaire qui produit à la fois électricité et eau dessalée. Notre pays est  aussi le premier dans le domaine des usines de dessalement flottantes, toujours avec notre nucléaire.

Les algues, déjà poumon du monde, seront  le blé de demain mais aussi source d’énergie et espoir médical. Là aussi la France ultra-marine possède, et  les algues et le savoir-faire. Algues énergétiques, qui transforment l'énergie solaire en énergie chimique, la France possède 8 laboratoires qui œuvrent pour faire couler des litres d'essences d'algues. Culture des algues : redoublons d'efforts ; car l'enjeu est la création d'un secteur industriel qui mêlera, nourriture, cosmétique, médicaments, et dépollution des eaux. L'algue va bientôt remplacer les farines animales pour l'alimentation du bétail. Une entreprise française a déjà mis au point un vaccin bio des plantes qui aide le blé à mobiliser ses défenses naturelles. L'Ifremer dispose de micro-organismes porteurs d'espoir dans le domaine de la médecine cardio-vasculaire et des maladies de la peau.

La pêche  dont pour gérer la préservation de nos ressources, nous devons quitter Bruxelles, car  ses directives font que nos  eaux  sont pillées par les autres alors  que nos marins restent au port. Nous devons aussi développer les fermes aquacoles sur nos territoires d’outre-mer.

Alors que le débat de l’avenir du nucléaire est de plus en plus présent, n’oublions pas que nous savons produire de l'énergie à partir de l'eau, des courants et des vents. Des projets sont en cours de réalisation chez nous : trois sites pour hydroliennes, un projet d'énergie thermique des mers, un projet d'éoliennes flottantes, un dispositif de pompe à chaleur/froid par territoire d'Outre-mer, deux projets houlomoteurs. Un centre d'essai mondial sur les énergies marines piloté par l'Ifremer a été créé. La France possède la technologie des usines marémotrices, celle des courants marins captée par des hydroliennes immergées, l'énergie des vagues et de la houle captée en surface par des flotteurs, l'énergie osmotique, fabriquée à partir des échanges entre eau salée et eau douce, celle des éoliennes au large. Nos  entreprises sont championnes dans tous  ces domaines  comme  dans celui de l'énergie des vagues. Nos DOM-TOM seront, si nous le voulons, le laboratoire mondial des énergies du futur

Vient enfin le grand espoir de notre futur : le fond  des mers et des Océans, qui possède les ressources minérales qui seront la clé de notre développement futur. L’IFREMER est à la base des recherches et découvertes ; accordons lui le budget nécessaire.

France sur mer, c'est énormément de richesses  à développer pour  nous remettre au premier rang.

« Il faut que la mer devienne  impérativement  au XXIè siècle ce que l'espace et le nucléaire furent pour la France au XXè siècle. »

Face aux nations qui ont déjà pris les devants dans le domaine maritime, il est urgent de dresser le bilan de nos atouts et de nos faiblesses. Il faut affirmer la dimension maritime et planétaire de la France. Pour cela, qu'avec France Bonapartiste, je propose que notre pays mène une politique « intégrée » à la mer :

- avec  une grande loi d'orientation maritime

- avec un grand ministère de la mer à vocation interministérielle

- avec une présence permanente sur tous nos Territoires.

- avec une grande réforme portuaire.

- avec un budget décuplé et de nouvelles missions, moderniser l’IFREMER.

- avec la création d’universités et grandes écoles susceptibles de préparer aux nouveaux métiers de la mer.

France Bonapartiste sera au cœur du territoire national, au plus près des Français, pour une certaine idée de la France, celle qui croit et qui ose !

Les résultats de ce second tour des élections législatives se dévoilent par-ci et se peaufinent par-là, donnant une très nette majorité au président nouvellement élu. Les partis dits traditionnels, eux, s’effondrent dans un maelstrom ténébreux, démontrant une fois encore qu’ils sont responsables de la situation délétère de notre Nation.

Pis encore, comme pour montrer le résultat catastrophique du précédent mandat, la plupart des anciens ministres de François Hollande – s’ils n’ont pas quitté le navire pour se montrer sous d’autres jours – paient donc un lourd tribu au peuple de France. Ainsi, les beaux sourires n’auront pas suffi à cacher les maux dont ils ont une part de responsabilité.

Par ailleurs, comment ne pas s’alarmer devant un taux d’abstention historiquement élevé, rappelant la lourde réalité aux seigneurs féodaux : ce n’est pas parce qu’ils vivent bien, que leurs concitoyens bénéficient de la même aisance et joie de vivre. A force de promesses non tenues, ont-ils cessé de croire à tel point de ne plus vouloir se déplacer aux urnes ?

Les Français auront démontré lors de cette longue campagne politique qui s’achève, leur attachement à leur territoire, aux spécificités qui font leur force mais également à leur volonté d’aller de l’avant sans que l’on vienne leur porter une fois encore des promesses qui seront difficiles à tenir. Le nouveau mouvement qui est en marche apporte des idées neuves, qui restent cependant sous la validation d’un tiers état, apportant une certaine fragilité à notre souveraineté tant nationale que populaire.

France Bonapartiste continuera son combat pour préserver cette certaine idée de la France. Il ne s’agira pas de s’invectiver sur toutes les propositions et d’appeler les masses à la rue comme peuvent, et veulent faire certains, car il n’y a rien de productif en cela. Notre combat sera de défendre la France toute entière pour une autorité dans la démocratie tout en préservant cette volonté de progrès social.

Napoléon Bonaparte a mis le peuple Français au centre de ses préoccupations, Louis-Napoléon Bonaparte leur a donné la chance et les moyens de croire en un avenir serein. Continuons leur combat, car le bonapartisme est une affaire actuelle et de chacun, pour une France indépendante, fière d’elle-même, et orientée vers une justice sociale. Le bonapartisme est tourné vers l’action politique, action qui alliée à la pensée et permet de réagir en fonction des circonstances dans le seul intérêt de la France et des Français.

Le Conseil National Bonapartiste

Les Bonapartistes pour une alternative crédible

Les résultats du premier tour des élections législatives témoignent de la volonté des Français d’accorder une majorité parlementaire au président Macron. Cependant, la forte abstention laisse à penser que des millions d’électeurs sont orphelins d’une véritable représentativité à l’Assemblée nationale et tout simplement dans le paysage politique.

La faute revient très certainement au débat politique qui inonde les Français depuis plus d’un an maintenant, faisant passer ces élections législatives à un 7ème et un prochain 8ème tour de scrutin, après les deux primaires à droite et à gauche, ainsi qu’après l’élection présidentielle.

Dans ce contexte inédit, nous appelons toutes celles et ceux, fidèles à notre ligne rejetant l’enracinement dans un système usé, sans pour autant tomber dans le jeu des extrêmes, et soucieux de ne pas signer un chèque en blanc au président Macron, à se mobiliser et se rassembler, avec France Bonapartiste, afin de proposer une véritable alternative crédible.

Conseil National Bonapartiste

Emmanuel MACRON, alors encore candidat à l’élection présidentielle, affirmait vouloir réformer le Code du travail par ordonnances : « Je souhaite introduire dès l’été un projet de loi d’habilitation pour simplifier le droit du travail et décentraliser la négociation. Il s’agit de donner plus de place à l’accord majoritaire d’entreprise ou de branche, d’une part, d’encadrer les décisions des prud’hommes d’autres part. Le tout par ordonnances, pour procéder de manière rapide et efficace. »  

Devenu président de la République, les paroles passent donc aux actes.

Ainsi, depuis la fin du mois de mai 2017, nous assistons à la mise en place de cette promesse de campagne, sans pour autant savoir à quelle sauce les salariés seront mangés. Le 06 juin dernier, un programme de travail a été remis aux partenaires sociaux. Le texte serait, selon Matignon, volontairement flou, permettant ainsi des interprétations larges.

Flou dans les lignes, mais cependant clair dans son calendrier. Ainsi, le gouvernement souhaite « faire évoluer dès cet été [le] droit du travail, afin de prendre en compte la diversité des attentes des salariés et des besoins des entreprises. ». L’adoption du projet de loi d’habilitation en conseil des ministres est fixée au 28 juin prochain, pour une publication des ordonnances avant la fin de l’été.

Cependant des fuites quant au texte en cours de développement auraient quelque peu bouleversé la clarté des maux… heu… des mots. Ainsi, il semblerait que la volonté du gouvernement irait dans la continuité de la loi travail (El Khomri) passé l’an dernier sous le visa de l’article 49 alinéa 3 de la Constitution et ayant grandement affaibli les droits des salariés. L’idée serait de donner davantage de place aux accords d’entreprise, simplifier le dialogue social et mettre en place un barème des dommages et intérêts en cas de licenciement abusifs.

Pour le premier point, l’accord d’entreprise pourrait surplomber l’accord de branche, c’est-à-dire que des modalités différentes dans l’exercice du délai de préavis, de la période d’essai, de certains congés payés, des motifs de recours au contrat à durée déterminée voire du licenciement économique pourraient donc exister entre différentes entreprises de structures différentes ou identiques actuellement déterminées et encadrées par la loi ou la jurisprudence.

Par ailleurs, le gouvernement souhaiterait une primauté de l’accord d’entreprise sur le contrat de travail, qui conduirait de facto à se dispenser de l’accord du salarié pour modifier son contrat de travail. Faux répond la ministre du Travail Muriel Pénicaud qui précise que « la branche continuera à avoir un rôle d’encadrement », la réponse est donc tout aussi floue.

Cependant, au micro d’Europe 1 ce vendredi (09 juin 2017), le Premier ministre a affirmé qu’il n’y aurait pas d’accord d’entreprise qui irait à l’encontre des textes législatifs actuels concernant le contrat à durée déterminée. Ainsi, aucun accord n’irait à l’encontre du renouvellement du C.D.D. ni de sa durée maximale.

Sur le second point, nettement plus clair (sans jeu de mots), le gouvernement souhaite une fusion des délégués du personnel, du comité d’entreprise et du CHSCT. Dans un autre temps, le gouvernement souhaiterait favoriser la discussion et la négociation dans les entreprises. Celle-ci se passerait-elle des syndicats, telle est la question sensible et ouverte à ce jour… Les 48 réunions techniques prévues y répondront-elles ?

Concernant enfin le troisième point, le gouvernement souhaite mettre en place « un barème des dommages et intérêts en cas de licenciement abusifs et des règles plus claires et modernisées ». On revient donc à ce fameux barème qui avait causé tant de troubles lors de la précédente loi travail (rappelons ici que la loi travail ne donne actuellement qu’un barème à titre indicatif). Le danger réside dans le fait que l’employeur connaitra par avance les sanctions pécuniaires qu’il risque en se débarrassant d’un salarié de manière peu conventionnelle. Ainsi, il pourra donc peser le pour et le contre d’une telle méthode et de ce fait favoriser cette voie ou pas.

Bien évidemment nous ne pouvons à l’heure actuelle se fier véritablement à aucune source tant le mystère encadrant les contours de cette réforme demeure entier. Reste cependant que les besoins des entreprises se heurtent bien trop souvent aux attentes des salariés, et c’est une gymnastique bien complexe auquel se frotte le nouveau président élu.

 

Christopher Destailleurs Délégué Régional Adjoint en Ile de France, Délégué national à la communication, Responsable du projet Justice.

La France, pour ne pas renoncer à être elle-même, se doit de promouvoir sa langue, ses artistes. Elle doit résister à l’uniformisation mondiale de la culture faisant que tout ce qui n’est pas anglo-saxon  est automatiquement ringard. Défendre le français, notre culture, nos arts, n’est pas un combat d’arrière garde et n’oublions pas que si la France sut rester elle-même au cours de son histoire c’est en partie à sa langue et à son rayonnement culturel qu’elle le doit. N’en déplaise autres chantres de l’abaissement du français, il convient de rappeler sans cesse à nos politiques, à nos diplomates de s’exprimer en français quel que soit le lieu et d’en promouvoir l’usage dans les organisations internationales ainsi que dans le monde économique.

Loin d’être une idéologie passéiste, la Francophonie est un investissement d’avenir, l’un des défis qui pourrait mobiliser bon nombre de Français. Elle est une des conditions du rayonnement de la France dans un monde multipolaire où la guerre économique mais aussi culturelle est devenue omniprésente. La Francophonie diffuse et la Francophonie organisée affirment toutes deux dans la mondialisation une conception de l’Homme et des relations internationales opposée aussi bien à la « globalization » américaine qu’aux replis identitaires. Elles sont refus de la prépondérance du matérialisme et d’un « choc des civilisations », présenté par Huntington comme inéluctable, voire souhaitable. Elles sont « humanisme, respect des civilisations différentes, et dialogue des cultures ». Solidarité privilégiée et exemplaire. Chance de faire vivre la diversité linguistique et culturelle. Réponse à une attente, chance pour le monde et la France. Chance non encore saisie.

L’idée d’une communauté francophone dérange. Non électoralement payante, elle remet en cause une résignation dominante, et suppose que Sisyphe retrouve le courage de hisser son rocher. La France a une attitude somnambulique. L’heure est arrivée pour la France de se retrouver, de se réveiller et de s’ouvrir à la chance qu’elle a de redevenir, avec tous les éléments épars de la « Francosphère », un moteur au service de l’humanisme dans le monde. Il est temps pour elle de concevoir et mettre en œuvre une véritable politique de la Francophonie, communauté fondée sur l’égalité de dignité.

Si la France, d’abord « fille aînée de l’Eglise » puis « mère des révolutions » est une nation fondée beaucoup moins sur une ethnie que sur une langue, une culture et un ensemble multiculturel en commun. Si elle est une sorte de « République universaliste », une conception de l’homme, un message d’humanisme, une « voix dans le monde », une politique étrangère, elle ne peut être impérialiste, ni, à l’inverse, consentir à son absorption dans quelque empire du moment. La France doit se distinguer d’un « Occident » américain et anglo-saxon qui n’est pas le sien,  qui la nie et devient pour elle, comme l’Union Européenne, trop étroit, dépassé, et dangereux pour le monde.

Tout se tient : la souveraineté recouvrée permettra une vraie politique du français et de la Francophonie. Et une telle politique conditionnera le plein exercice d’une souveraineté renouvelée, et d’abord de la « fierté de porter un projet d’humanité ». Aucune des deux démarches n’est un préalable au succès de l’autre. Les deux doivent être conduites de concert. La politique française doit « marcher sur ses deux jambes ».

La maternelle doit être vue comme une école à part entière avec un rôle essentiel dans la socialisation, dans la construction de la personnalité et dans la mise en place des prérequis scolaires. Cela ne nécessite pas forcément une approche « bureaucratique » de l’apprentissage et les années de maternelles doivent être adaptées au public concerné. Il n’y a pas l’utilité de l’évaluation à tout prix.

*

 L’école élémentaire a pour objectif principal d’inculquer les éléments premiers du savoir - Français, Mathématique, Histoire-Géographie, Sciences et Langues Vivantes - à tous les élèves. Elle poursuit également l’apprentissage des règles civiques commencé en maternelle, ainsi que le développement complet de l’élève qui passe par l’activité physique et sportive mais aussi les Arts.

 

Organisation des programmes

Il faut en finir avec l’organisation par cycles et mettre en place des programmes annuels par niveau. Ces programmes doivent avoir le double avantage de pouvoir être abordés et compris par les parents et d’apporter clarté, précision et rigueur sur un temps « court ».

 

Les rythmes scolaires

Il faut revenir sur la réforme des rythmes scolaires qui n’a en rien permis l’amélioration du système. Bien au contraire cette réforme a transformé des heures de classe en simples heures de garderie dans certaines écoles. D’autre part, cette réforme a creusé un peu plus les inégalités en instituant la territorialisation, tout comme elle a eu et a toujours un coût pour les communes et les parents.

 

Le redoublement

Il ne faut pas supprimer le redoublement qui peut être une option pour des enfants qui présentent un retard important dans l’assimilation du programme ou bien qui ont un besoin d’un temps plus long.

 

Les RASED

Ceux-ci ont prouvé leur efficacité dans l’évaluation des difficultés de certains élèves tout comme de préparer les aides, voire même rééducation, nécessaires à un ou plusieurs enfants ayant les mêmes problèmes. Il faut donc revenir à un nombre acceptable de postes de RASED et leur donner les moyens de fonctionnement adéquats.

 

Les disciplines

Avant toute chose, il ne faut pas perdre de vue que la lecture et l’écriture sont les bases de tout et que leur apprentissage doit bénéficier d’horaires importants afin de permettre à tous les élèves de savoir lire et écrire en fin de CP.

ü Le Français : Il nécessite un temps important car de celui-ci découle le développement de la pensée des élèves. Lecture, écriture et études de la langue doivent être réparties de façon équilibrée. Cet équilibre et l’importance du Français nécessitent pour nous une augmentation du programme d’1 heure par semaine et ce pour tous les niveaux.

ü Les Mathématiques : Maitrise du calcul pour une meilleure résolution des problèmes doivent inciter à travailler simultanément les automatismes et la réflexion. Comme pour le Français, il faut voir à augmenter les heures d’enseignement entre le CP et le CE2 sur une moyenne de 30 minutes minimum par semaine.

ü L’Histoire-Géographie : Comme le Français, ces 2 matières participent grandement à la construction d’appartenance à la même communauté de destin. S’il ne faut pas introduire trop tôt son apprentissage, il faut revenir à des bases solides de l’Histoire de France s’appuyant sur la chronologie et sur les 4 grandes périodes. Pour ce qui est de la Géographie, celle-ci doit se concentrer sur la France et l’Europe.

ü Les Sciences : L’étude des Sciences doit s’organiser et s’harmoniser de l’apport de connaissances et de manipulation/découverte.

ü Les Langues Vivantes : Sans connaissance de la langue française il n’est pas possible pour nous de commencer l’apprentissage d’une langue étrangère. Il ne faut pas que celle-ci soit enseigné trop tôt et doit aussi, et surtout, bénéficier d’un apprentissage de qualité donc de professeurs des écoles formés en ce sens. Enfin, il ne faut pas que l’Anglais soit le seul bénéficiaire de cet enseignement.

ü Le Sport : L’instruction physique et sportive n’est pas à négliger car elle contribue au développement de l’enfant et lui permet aussi d’intégrer d’une autre façon les règles de vie.

ü Les Arts : Ouverture sur les autres et sur le monde, il faut y voir pour les plus jeunes un apprentissage. Ces matières qui œuvrent au développement de l’enfant ne doivent pas faire l’objet d’évaluation.

ü Le Numérique : Le Numérique doit être vu comme un objet et non comme une fin en soit. Son apprentissage ne peut se concevoir qu’à partir du moment où les écoles sont correctement équipées, Tableau Blanc Numérique, ordinateur pour tous les élèves, et les enseignants formés.

A.   Le développement d’une stratégie d’influence normative internationale 

Les nouvelles technologies apparaissent bien souvent après une véritable bataille des normes (USB, DVD_HD/Blueray, disque dur, normes juridiques etc). Les Français doivent donc comprendre l'interet économique que représentent la langue, le droit, les normes technologiques, écologiques et de sécurités.

Être offensif dans ce domaine, c’est développer une stratégie d’influence normative internationale, c'est-à-dire agir directement pour imposer nos normes techniques, technologiques, écologiques et juridiques auprès des instances internationales qui les édictent : OCDE, FAO, OMS, OIT, CNUDCI, OMC…

Les exemples sont nombreux : bataille de la définition du yaourt et de l’eau minérale, exportation de notre droit à l’instar du droit notarial en Chine, création de nouvelles normes ISO…

Il convient, dès lors, par un partenariat public/privé, d’identifier les normes françaises que notre pays pourrait imposer aux instances susmentionnées.

Imposer nos normes, c'est avoir une longueur d'avance face à nos concurrents.

B.   Libérer les entreprises c’est investir pour notre prospérité future

Face à la situation économique actuelle, la France doit favoriser l’investissement et l’innovation. Ainsi, les entreprises qui fabriquent en France accroitront leurs chances de conquérir un maximum de marchés internationaux sans être bridés par des contraintes nationales.

Pour investir, une entreprise doit bénéficier de marges correctes et ne pas être écrasée par la fiscalité. La réindustrialisation passe par une meilleure rentabilité.

Enfin, simplifier la vie des sociétés c’est permettre à leurs dirigeants de pouvoir consacrer leur force à développer leur société plutôt qu'à nager dans un océan de taxes, de charges et de complexité administrative. D’autre part, la bonne santé financière des sociétés est la meilleure arme contre la perte de l'emploi des Français !

Il faut donc :

  • Moins de charge pour les entreprises qui investissent en France
  • Exonération de cotisations sociales pendant cinq ans pour le recrutement d’un chômeur de longue durée pour une TPE ou PME.
  • Accroissement de la part des activités productives  dans le PIB : industrie, agriculture et certains services....  Cela nécessite de ne pas avoir une politique de réduction des charges sur les bas salaires, mais sur tous.
  • Suppression de l’impôt sur les sociétés portant sur les bénéfices réinvestis sur le sol français afin d’inciter les entreprises à investir plutôt qu’à verser leurs bénéfices sous forme de dividende ou à bien à privilégier l’investissement à l’étranger
  • Simplifier la création d’entreprises en créant un « Forfait Création Entrepreneur » qui engage l’Etat à limiter à 3 étapes administratives les démarches nécessaires à la création d’une entreprise, et ce en 5 jours seulement contre 23 aujourd’hui.
  • Simplifier les informations économiques, financières et sociales liées au fonctionnement des instances représentatives du personnel et réduire de 34 à 10 les mentions obligatoires devant figurer dans le rapport annuel pour les entreprises entre 50 et 300 salariés.
  • Orienter l’épargne, le crédit et le capital vers le financement des PME/TPE.
  • Ne pas imposer les plus-values d’un investisseur lorsqu’il investit dans une jeune start-up française.
  • Créer un comité d’évaluation des subventions versées chaque année aux entreprises. Il serait chargé de convertir une part de ces subventions en baisses d’impôts ciblées dans les secteurs les plus stratégiques. Concentrer tout le Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi (CICE) sur les activités exposées à la concurrence internationale sur notre territoire pour protéger les entreprises françaises et encourager leurs productions menacées par une concurrence déloyale.
  • Opérer une réelle et attendue simplification du droit du travail. Un compromis existe entre le Code du travail d’une dizaine de pages de la suisse et le nôtre. Cela passera par l’abrogation de la Loi Travail 2016.
  • Simplifier les normes qui n’ont pas une vocation protectionniste. Notamment dans le secteur de la construction et autres secteurs difficilement délocalisables.
  • Exonérer d’impôts les jeunes et petites sociétés n’ayant pas de filiales qui n’ont pas enregistré de bénéfices à l’instar de ce qui se pratique en Australie.
  • Encourager l’affacturage pour revigorer la trésorerie des entreprises au quotidien et mettre en place des réglementations afin d’éviter des abus de taux usuraires.
  • Permettre aux PME de se regrouper par secteurs pour se renforcer :
    • Faire bénéficier aux PME le souhaitant de contrats groupés d’achat de matières premières importées en créant une Agence d’achat, afin de réaliser des économies d’échelle.
    • Faciliter l’accès à un Comité d’entreprise collectif qui permettrait à des PME et à leurs employés souhaitant se regrouper de bénéficier des mêmes droits que les grands groupes : chèques déjeuners, chèques cadeaux Noël, aides pour le sport, réductions, partenariats...
  • Diminuer le montant de la Contribution Foncière des Entreprises imposée aux TPE et qui freine leur développement, en redéfinissant de nouveaux seuils de montants plus justes au regard du chiffre d’affaires des entreprises.
  • Délivrer une seule attestation annuelle par l’Etat, en fin d’année et valable l’année suivante, afin d’éviter à nos entreprises d’avoir à en faire réaliser une à chaque appel d’offre de marché public
  • Mettre en place trois taux d’imposition différents sur les sociétés : 35% pour les grandes, 25% pour les PME, et 15% pour les très petites, afin de rendre plus juste la progressivité.

S’il convient de nous défendre, il faut, en outre, savoir être offensif et ne pas se limiter aux positions que la France possède déjà. Comment ? En relançant nos exportations, par l’élaboration d’une véritable vision stratégique sur du moyen et long terme, par le développement d’une stratégie d’influence normative internationale, par des investissements et enfin par l’innovation.

 

Revenir à une véritable politique industrielle et vision stratégique :

La France subit une désindustrialisation massive depuis plus de 40 ans mais également un déficit de son commerce extérieur, un amoindrissement de ses capacités de production et une perte de compétitivité de ses entreprises. Dans ce contexte, l’État français doit d’urgence renouer avec une véritable vision stratégique. Seul un État développeur sera en mesure de soutenir nos industries stratégiques et de favoriser l’investissement et l’innovation. Le retour à une vision industrielle stratégique permettra, à la manière des économies asiatiques, de devenir les puissances industrielles de demain. Ce que Napoléon III, le Général de Gaulle et Pompidou, jadis, et Taiwan, la Corée du Sud et Singapour, de nos jours, ont fait, la France peut le faire et remonter à la 4eme puis 3eme place mondiale en dépassant les Japon et Allemagne vieillissants.

Les exemples asiatiques (Japon, Corée du Sud, Singapour, Taiwan, Chine…) eux-mêmes inspirés du rattrapage prussiens s’appuient sur quatre instruments pour développer une puissante politique industrielle :

■   Une agence ou institution centrale en charge de la définition des objectifs et de leur ciblage, ainsi que de la mise en place des politiques notamment via une coopération public/privé renforcée. Contrairement au modèle communiste, l’Etat donne les objectifs aux entreprises privées et guide leur développement. Il ne se substitue pas à eux.

■   Le contrôle du système financier ou au moins une influence directe sur l’allocation des financements ;

■   Un ensemble d’appui et d’incitations, dont des contraintes, à l’exportation ;

■   des mesures de protection commerciale et de soutien additionnelles aux producteurs nationaux.

Cela passe par la suppression du Commissariat général à la stratégie et à la prospective (CGSP) qui n’est qu’un centre d’étude produisant des rapports, que hélas personne ne lit, pour revenir au Commissariat général du Plan post mitterrandien. Ce Commissariat à la Stratégie et à l’Investissement serait chargé de définir la planification économique du pays, notamment via des plans quinquennaux ou décimaux et des objectifs à 25 ans.

Il convient de préciser (pour rassurer les libéraux) qu’il ne s’agit en aucun cas d’adopter la planification soviétique. Le modèle souhaité doit se rapprocher du METI/MITI japonais et de l’Economic Development Board de Singapour. Pour ce faire, le nouveau Commissariat à la Stratégie et à l’Investissement sera directement en lien avec la Caisse des Dépôts et le Fonds stratégique d’investissements

La première mission du CSI sera d’identifier les secteurs stratégiques et d’avenir et de mettre l’accent dessus. Pour chaque secteur, il convient d’identifier les champions nationaux, mais également les sous-traitants et les PME leaders dans des secteurs de niche. Il est impératif d’aider les TPE et PME autant et non pas moins que les grands groupes. Une première liste de secteurs stratégiques pourrait comprendre :

■    La robotique/automatisation (et dans une moindre mesure les drones terrestres et aériens)

■    Le nucléaire et la fusion

■    Les énergies renouvelables et les réseaux de distribution d'électricité « intelligent »

■    La Sécurisation de notre approvisionnement en ressources naturelles et minières

■    La maritimisation

■    Les transports électriques routiers et ferroviaires

■    L’aéronautique (conventionnel, biocarburant, électrique)

■    L’aérospatial

■    La Défense

■    Numérique, technologies de l'Information et de la Communication

■    La Santé et pharmaceutique

■    L’Agroalimentaire et agriculture

■    L’impression 3D

Il faut développer ces filières par la  réforme des pôles de compétitivité. Ces derniers ont jusqu'ici été victimes du saupoudrage et du clientélisme et nécessitent un véritable rééquilibrage. L'objectif est l'emploi et l'efficacité industrielle au niveau national à long terme et non pas les intérêts des élus et l'emploi local à court terme.

La France doit en outre, prendre acte de la perte de certains secteurs à l’instar de ceux de la sidérurgie, de l’aluminium et de la construction d’appareils électroniques (télé, ordinateurs, téléphones…) grand public. Il nous reste néanmoins Archos…

Il faut aussi augmenter la capacité d’action de la BPI en la rendant plus présente dans les régions françaises afin de créer un service de financement de proximité conscient des enjeux économiques locaux. Promouvoir les avantages de la BPI auprès de nos entreprises afin qu’elles soient informées des manières dont elles peuvent en bénéficier.

Il ne faut pas hésiter à concentrer tout le Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi (CICE) sur les activités exposées à la concurrence internationale sur notre territoire. Ceci pour protéger les entreprises françaises et encourager leurs productions menacées par une concurrence déloyale.

Il convient, enfin, d’engager, avec les nations européennes volontaires, des coopérations industrielles et scientifiques dans ces domaines lorsque des intérêts communs sont identifiés. Comme jadis avec Airbus, Ariane Espace, l’Agence Spatiale Européenne ou le CERN, la France se doit de donner l’impulsion : Airbus naval, agence de lutte contre le cancer, automobile électrique, moteur de recherche, système d’exploitation pour ordinateur, robotique, biotechnologies… Des coopérations peuvent également être engagées sur la base d’une solidarité francophone ou latine. Ou encore avec d’autres pays : Robotique avec le Japon, industrie navale avec la Corée du Sud….