La beauté architecturale de la capitale française possède ce don si particulier de faire chavirer les cœurs et les âmes. Cependant, on associe toujours Paris au baron Haussmann ! Mais qu’aurait fait Haussmann – préfet muté à Paris – sans la vision de l’Empereur Napoléon III ? Rendons donc à César ce qui est à César… à Dieu ce qui est à Dieu… et à l’Empereur ce qui est à l’Empereur !

Dans l’édition du 30 janvier 2017 du « 20 minutes », et pour faire suite à l’exposition « Paris Haussmann, modèle de ville » se déroulant à partir du 31 janvier jusqu’au 07 mai prochain, les franciliens pouvaient lire un article intitulé « Paris revu par Haussmann ». On y apprend ainsi que le baron Georges Eugène Haussmann a profondément changé le visage de la capitale entre 1853 et 1870… en plein Second Empire donc ! Mais ne cherchez pas une ligne, pas un mot sur l’Empereur Napoléon III, vous n’en trouverez aucun ! A tel point que les étrangers qui visitent Paris ne connaissent que ce fonctionnaire et ignorent le chef de l’Etat qui a pensé, conçu et voulu cette nouvelle cité qui éblouit encore aujourd’hui le monde entier par sa cohérence et sa beauté.

Et pourtant ! Le « tout Paris » d’aujourd’hui, a été profondément désiré par le premier Président de la République Louis-Napoléon Bonaparte dès 1848 alors qu’il n’avait pas revu la capitale depuis l’âge de 17 ans. C’est sa politique, plus tard impériale, qui a eu pour souci le bien-être des populations et d’en finir avec les épidémies ravageuses comme le choléra.

En effet – en ces temps non si lointains – Paris est alors une ville aux allures médiévales, composée d’habitations toutes plus insalubres les unes que les autres se rejoignant par de petites ruelles étroites : pas d’eau potable mais impure tirée de la Seine, qui est vendue par des porteurs d’eau. Pas non plus d’égouts, mais des fosses situées dans les caves des immeubles vidées chaque année, sans parler des odeurs… qui vont avec.

Après avoir murement pensé son projet, le premier Président de la République française devenu Empereur des français va nommer – en effet – un nouveau préfet de la Seine, avec pour mission de moderniser Paris, par la mise en place d’un grand chantier visionnaire qui durera pendant près de deux décennies. La gare de Lyon est construite en 1855, celle du Nord rénovée en 1861.

Après la construction d’égouts pour évacuer promptement les eaux usées, après avoir réalisé le réservoir Montsouris alimenté par de l’eau acheminée par un aqueduc de plus de 100 km, dans le but que tous les parisiens aient accès à de l’eau enfin potable et… de source, l’Empereur exige que sortent également de terre des écoles, des bibliothèques et même des hôpitaux, sans oublier des jardins : une constellation de parcs, petits et grands (Buttes Chaumont, Montsouris, bois de Boulogne…etc) sont ainsi offerts au regard et au bien être car l’Empereur exige, là encore, que tout parisien soit à moins de dix minutes d’un espace vert, et tant pis pour les spéculateurs immobiliers. Que dire, bien évidemment, des habitations au style si particulier qui replace – selon la volonté de Napoléon III – le citoyen au cœur du projet !

Pour la petite histoire, sachez chers lecteurs, que le rêve de Napoléon III était de faire de Paris une ville pour tous. Haussmann ne partageait pas cette vision et souhaitait vouloir chasser les « masses grossières et stupides d’ouvriers à marteaux » qui ont pourtant fait passer son nom à la postérité…
Christopher Destailleurs / Christian Bourdeille

NON aux nouveaux kiosques parisiens.

France Bonapartiste a appris avec émotion et colère le nouveau projet de la Ville de Paris, désirant gommer toujours plus notre patrimoine national avec aujourd’hui la destruction des kiosques haussmanniens pour 2019.

Attaché à une période, le Second Empire, mais attaché surtout à la conservation du patrimoine historique, quel qu’il soit, France Bonapartiste condamne cette nouvelle attaque contre ce qui fait que Paris est Paris. On ne vient pas à Paris pour admirer des bacs en plastique !

Il est aussi permis, à l’heure où la paupérisation n’a jamais été aussi grandissante, de s’interroger sur les dépenses que vont entrainer ces destructions. L’argent public ne pourrait-il pas avoir d’autre utilité, notamment vers les plus touchés par la crise ?

France Bonapartiste demande à madame Anne Hidalgo et à son Conseil Municipal de revenir sur cette décision calamiteuse pour l’image de la Capitale et pour ses finances.

Conseil National Bonapartiste

Paris, ville lumière, est reconnue de par le monde entier pour son architecture magnifique, romantique et si particulière. Faut-il encore rappeler que cette beauté architecturale de Paris a été voulue et désirée par Louis-Napoléon Bonaparte avec le concours du baron Haussmann ?

A l’instar des habitations et commerces si traditionnels de la capitale, les kiosques à journaux parisiens ont imprégnés leur marque et leur style dans cette quête du savoir et de l’information quotidienne.

Cependant, la Mairie de Paris au travers de la fraichement élue Anne Hidalgo, souhaite détruire ce patrimoine national afin de le remplacer par un modèle dit « innovent » d’ici 2019. Cela n’a pas été suffisant de détricoter les arrondissements de la capitale – pour son simple bénéfice futur – la voici qui s’attaque désormais à ce que le monde nous envie. De plus, c’est véritablement le modèle haussmannien qui est attaqué par la Ville de Paris car un simple aménagement de ces derniers serait suffisant, à la fois pour le confort du vendeur mais également pour celui de l’acheteur.

La volonté affichée est simple : détruire notre patrimoine national encore d’avantage, et – il faut le souligner – utiliser les finances publiques à mauvais escient. Rappelons que la capitale compte quelques 360 kiosques et que leur remplacement aurait un impact inutile sur les dépenses de la Ville.

A la mode en ce moment, une pétition en ligne a été immédiatement lancée suite à cette annonce. Elle comptabilise plus que 40.000 signatures et continue dans sa progression.

Les parisiens et les touristes sont attachés à ce style architectural typique de la capitale française et entendent bien s’opposer à ce projet inutile, certainement onéreux et désastreux. Concilier « charme de ancien » et « confort et fonctionnalité » ne sont point des oxymores pour ceux qui daignent prendre le temps de la réflexion…

Christopher Destailleurs