Les Français ont décidé de porter Emmanuel Macron et Marine Le Pen au second tour de l’élection présidentielle. France Bonapartiste prend acte.

Après une pré-campagne et une campagne présidentielle qui ont vu les « petits candidats » dans l’ombre médiatique le plus absolu, les Français ont choisi dimanche dernier les deux qualifiés, qui accèdent au second tour de l’élection présidentielle.

Nous avons constaté pendant les débats, un intérêt – certes détourné – pour nos Empereurs, actant une fois encore que le combat bonapartiste est un combat contemporain, et non figé dans un passé glorifié.

Etre bonapartiste c’est croire en l’autorité par la démocratie, croire en la souveraineté nationale et populaire, c’est oser le progrès social. Ce sont nos principes, pour une certaine idée de la France. Napoléon Bonaparte et Louis-Napoléon Bonaparte nous ont montré la voie, qui est également celle de l’égalité, de la récompense du mérite mais aussi de l’Etat Nation, de l’Appel au peuple.

Constatant qu’aucun prétendant ne promeut véritablement ces idées, et pour défendre notre vision de la France chère à nos yeux, a l’instar du premier tour, nous n’appellerons à voter pour aucun des candidats qualifiés pour ce second tour de l’élection présidentielle. Chaque Français, maître de son destin, saura faire son choix le temps venu.

Aux fades copies nous préférons l’authenticité des idées, et rappelons que le bonapartisme est « loyaliste » en principe à tous gouvernements inspirés d’une volonté d’union, de patriotisme et de progrès. Il n’est donc point disposé à un retour vers des régimes abolis. Notre mission est de rassembler tous les Français autour de la France.

Nous réitérons donc l’appel de David Saforcada, président de France Bonapartiste, à toutes celles et tous ceux qui se disent bonapartiste, de nous rejoindre ! C’est ensemble, autour de certaines personnalités, que nous construirons le mouvement bonapartiste de demain.

Conseil National Bonapartiste

23558Ces quelques mois, de "campagne" présidentielle avec David Saforcada, ont permis de sortir le bonapartisme de l’ombre, de montrer qu’il n’est pas fondu dans un camp ou un autre mais qu’il a bien sa représentation personnelle. Certains voudraient nous faire croire qu’il est au Front National, d’autres chez Debout La France ou bien chez François Fillon, ou encore chez Macron. Non, il est chez les bonapartistes. Chez ceux qui ont le courage d’avancer au grand jour, de déployer les aigles et la violette.

A la facilité nous choisissons l’adversité et nous sommes fiers, chez France Bonapartiste de croire et d’oser.

Croire et oser. C’est pour cela que nous nous sommes lancés et c’est pour cela que nous ne soutiendrons personne lors de la campagne qui commence. Certains tentent de nous ressembler, d’autres tentent de nous copier. Certains semblent proches de nous mais le mirage se disperse aussi vite que la brume le jour d’Austerlitz. Alors pas de soutien, pas de ralliement mais encore moins de consigne de vote.

Notre combat ne s’arrête pas le 17 mars. Notre combat ne s'arrête pas à la non "qualification" de David Saforcada. Comme depuis la naissance de France Bonapartiste, nous allons continuer à défendre cette certaine idée de la France et cette certaine idée de la politique, qui nous sont chevillées au cœur.

Fidèle à l’esprit, non par nostalgisme, nous allons continuer à défendre le bonapartisme. Pour nous peu importe la question dynastique ou républicaine, le bonapartisme s’adapte, il l’a montré tout au long de son histoire, pour proposer le juste milieu entre les droits et les devoirs, entre patriotisme et universalisme.

Conseil National Bonapartiste

 

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Lorsqu'on voit le passage du débat antidémocratique de TF1 où Macron parle pendant plusieurs minutes sans qu'aucune de ses phrases ne contienne la moindre information réelle, ça fait très peur.

Ce qui effraie encore plus est que l'ensemble des journalistes français ont fait semblant de ne pas se rendre compte au lendemain de ce débat qu'Emmanuel Macron n'a fait que ça toute la soirée : parler pour ne rien dire, lancer de vagues expressions apprises par cœur, des phrases absolument vides de sens.

 

Lorsque Marine le Pen, durant le débat, dit « vous avez parlé 7 minutes, je suis incapable de résumer votre pensée, vous n'avez rien dit », elle a tout à fait raison. Je ne suis pas partisan de Marine le Pen (voilà c'est dit, avant que les accusations fusent), mais quand elle affirme une évidence, il convient de la souligner.

 

J'ai donc décidé de reprendre ce passage presque dans sa quasi-totalité, et de l'analyser un peu pour vous. La manière dont j'ai retranscrit les lignes de Macron tentent de faire ressentir au mieux la manière dont il parle, d'où l'absence de contractions et les répétitions à certains endroits, fautes qui ne sont donc pas de moi.

 

Allons y :

 

Je suis le seul candidat qui se conforme dès le début d'ailleurs à nos engagements européens.

Aurait-il oublié la présence de Hamon et Fillon sur le plateau ?

 

Parce que on peut être pour l'Europe, être pour l'Europe en disant « les règles sont pour les autres », « les problèmes c'est pour les autres », « moi je suis européen quand ça m'arrange », non.

« Que on », bon, passons.

Répétition : « être pour l'Europe ». Il ne s'adresse pas là aux autres candidats mais bien aux téléspectateurs en sous entendant qu'il est le seul à être réellement pour l'Europe quand les autres s'affranchiraient des règles et rejetteraient les problèmes ailleurs, d'où le « non » final suite à son énumération de comportements à ne pas reproduire seul chez soi.

Macron affirme donc ici qu'il est le seul à être tout le temps européen, et non seulement quand ça l'arrange : ça devrait déjà nous mettre la puce à l'oreille : il sera européen envers et contre tout, et donc contre la France s'il le faut.

 

Il y a des règles qu'on doit respecter.

Y aurait-il une règle européenne immuable, en quelque sorte divine, qui se superposerait à ses yeux à notre constitution ? Je n'ose y croire…

 

Je dis juste que c'est facile de faire des cadeaux. On a beaucoup parlé des cadeaux, sans doute trop, des promesses, on a envoyé des petits mots, mais on n'a pas été cohérents là dessus c'est un manque de notre débat.

Si quelqu'un y comprend quelque chose, qu'il me le dise. Est-ce une allusion aux cadeaux reçus par François Fillon pour les rappeler au bon souvenir des spectateurs ? Cohérents sur quoi ? Les cadeaux ? Moi aussi j'en veux ! Est-ce en cela qu'il n'a pas été cohérent ?

 

Moi j'ai un projet dont j'assume la cohérence et il fallait en parler.

Moi je, moi je, moi je.

Il martèle que son projet est cohérent depuis le début mais ne donne jamais une seule mesure concrète. Allons nous y venir ? Il faut soi-disant en parler, mais lui-même n'en parle jamais concrètement.

 

On a besoin pour cela d'Europe.

Que veux dire avoir besoin d'Europe ? Construction européenne ? Union européenne ? Quelle Europe ? Celle de la mythologie grecque ? Il sous-entend probablement « l'Europe telle qu'elle est aujourd'hui », puisqu'il semble être européen contre tout le reste.

 

J'ai une position extrêmement simple.

Je dirais même simpliste.

 

Le mandat que m'aura donné le peuple français, c'est celui de défendre son indépendance et sa sécurité.

Il a lu la constitution, au moins. Le problème c'est que c'est censé être le cas pour n'importe quelle personne élue à la fonction suprême.

 

Parce que je défendrai et je défends l'indépendance de la France. Je la défends sur le plan économique, [à Marine le Pen] loin de vos grands rêves, avec un esprit de responsabilité.

Comment défendre l'indépendance de la France en étant le héraut de la mondialisation, de la finance, de la disparition des frontières et de l'Union Européenne supranationale ? Plus précisément, comment défendre son indépendance en ne souhaitant rien changer ? A la rigueur, s'il est de bonne foi, COMMENT la défendra-t-il ? Avec un esprit de responsabilité ? Mais qu'est ce que ça veut dire ?

L'allusion aux grands rêves de Marine le Pen, avec qui il se met en opposition directe (le mec est déjà au second tour), est la seule chose presque claire dans la phrase : une allusion à sa volonté de sortir de l'euro, présentée ici comme impossible. Pour Macron, nous sommes donc piégés éternellement dans l'euro. Le monsieur nous explique ici qu'il défendra l'indépendance économique de la France en restant dans l'euro à tout prix. Il y a comme un problème de logique non ? Il aurait dit la stabilité monétaire, il y aurait une certaine logique, mais l'indépendance… L'euro est justement un renoncement à notre indépendance en échange d'une certaine sécurité ou stabilité (et bien sûr, cela reste à voir).

 

Parce que j'en défends les intérêts et l'intérêt de toutes celles et ceux qui produisent et qui consomment

Pour résumer, le mec défend les intérêts de tout le monde, les hommes et les femmes, les producteurs et les consommateurs. C'est le leitmotiv de son discours, ce qui explique pourquoi il passe son temps à dire aux autres candidats qu'ils ont raison, nous en reparlerons un peu plus bas.

 

et j'en défends les intérêts sur le plan de la sécurité et à cet égard j'ai pris des engagements clairs qui sont partagés par d'autres candidats.

Quels engagements ? N'est-ce-pas le moment de parler de son programme ? Les autres seraient donc d'accord avec lui. Je suis curieux de voir ce que Mélenchon en pense. Son programme ne serait donc qu'un amalgame des programmes des autres candidats, dans le but de créer quelque chose qui plaise à peu près à tout le monde dans jamais prendre parti ? Une fois de plus, je n'ose y croire…

 

Pour investir dans notre défense, pour garantir nos objectifs, pour tenir notre autonomie mais j'inscrirai cette politique dans une feuille de route diplomatique.

A quelle hauteur ? 2 %? 3 %? Quels objectifs ? Quelle autonomie possible dans l'OTAN ? Qu'est ce qu'une feuille de route diplomatique ? En quoi écrire cette politique (quelle politique d'ailleurs, il n'y a aucune proposition ici) dans une quelconque « feuille de route » va la rendre applicable, meilleure, ou même viable ?

Ici, Macron ne fait en réalité qu'aligner des « mots qui font bien » : investir, défense, objectifs, autonomie, politique, feuille de route, diplomatique. Mais la phrase n'a aucun fond, elle est là pour que le pékin croie que le type y connaît quelque chose. Mais son discours, en effet, est absolument vide.

 

Le désaccord que j'aurais avec certains c'est l'interventionnisme qui a pu avoir lieu en Libye ou ailleurs.

Ah, enfin le monsieur montre une opinion sur un sujet, et évoque Sarkozy de manière détournée, et donc Fillon.

 

Une feuille de route diplomatique c'est ce qui guide la politique de la France.

Ah bah non. Juste une généralité pour aligner les mots « diplomatique », « politique » et « France ». Il nous donne la définition de « feuille de route diplomatique » en une glorieuse tautologie.

 

Une indépendance dans l'Europe, non pas pour s'y fondre, non pas pour s'y confondre, mais pour construire des partenariats structurés,

Serait-il d'accord avec Dupont-Aignan ou d'autres souverainistes ? A-t-il un projet pour une autre forme de construction européenne ? Pourtant, il a dit auparavant qu'il ne fallait rien changer. Il parle ici aux souverainistes modérés, il parlait tout à l'heure aux fédéralistes convaincus. Il est pour tout le monde, je vous dis.

 

avec les Allemands en particulier qui en effet doivent partager le fardeau mais qui doivent nous aider à tenir en Afrique aux proche et moyen orient notre position et une indépendance

Quel fardeau ? Partager le fardeau sur la sécurité en Europe ? Une nouvelle tentative de communauté européenne de défense ? Pourquoi les Allemands aideraient la France à affermir ses positions en Afrique ou en Orient, où ils n'ont, comparé à nous, que des intérêts absolument mineurs ? Tenir en Afrique et en orient : deux phrases plus tôt, le monsieur s'opposait absolument à toute forme d’interventionnisme. Il est donc d'accord avec ceux qui sont contre mais aussi avec ceux qui sont pour un certain interventionnisme. AVEC TOUT LE MONDE JE VOUS DIS.

Et en plus, il va construire l'indépendance grâce à l'indépendance. Et grâce aux Allemands. Scheisse.

 

parce que la priorité de ma politique, ne vous en déplaise Mme le Pen, ce sera la sécurité des Français dans la lutte contre Daesh,

Allons bon, passons directement au terrorisme, surtout sans mentionner le nom d’État ISLAMIQUE. Et si encore il n'y avait que l'EI…

 

dans la lutte à l'extérieur et à l'intérieur, donc, j'aurais cette politique de crédibilité, de continuité.

Pas d'interventionnisme mais quand même dans la continuité ? Aidez moi je ne le suis plus ! Qu'est ce qu'une politique de crédibilité ? Avoir l'air crédible, c'est quoi ? Comme Poutine ? Lui, quand il menace, il est crédible pour le coup.

 

L'indépendance avec les moyens.

Quels moyens ? Franchement, ça devient lassant, ce teasing.

 

Loin du chaos, loin de l'insulte à l'égard de l'Europe, une politique de responsabilité

Quel chaos ? Celui du terrorisme ? Du FN ? On ne sait pas de quoi tu parles, mec ! L'insulte à l'égard de l'Europe semble être dirigée à l'encontre de Marine le Pen. Qu'y oppose-t-il ? Une politique de responsabilité. C'est à peu près aussi clair et précis qu'une politique de crédibilité.

 

parce que notre histoire, celle de la France et des Etats Unis, c'est une histoire séculaire.

On est déjà le 6 juin, les ricains débarquent de nulle part en plein milieu d'une phrase sur l'Europe. L'élection est passée, Macron a perdu, Dieu soit loué. Ah, merde, nous ne sommes que le 22 mars… Et franchement, la France et les USA, une histoire séculaire, j'ai envie de dire : SANS DÉCONNER ? Et avec la Russie alors ? Mais bon, passons le fait qu'en l'espace d'une minute et sur le même sujet Macron vient d'évoquer l'Allemagne, l'Afrique, le Moyen Orient, le Proche Orient, l’État Islamique, l'Europe, la France et les États-Unis sans qu'aucune logique ou démonstration n'émane de ses propos.

 

Nous avons ensemble construit la paix dans le monde. Nous avons ensemble fait renaître – mais oui on l'a fait M. Mélenchon – avec des alliances historiques [à Fillon qui l'interrompt sur la Russie] – mais parfois avec les Russes ! – et nous aurons là dessus des désaccords parce que les Russes aujourd'hui ne partagent pas

La paix dans le monde. LA PAIX DANS LE MONDE. Où il a vu ça, lui ?

Macron, comme tout bon bien-pensant socialiste qui se respecte, pense en terme d'amis, et d'ennemis. Pour lui, les USA sont des amis, les Russes sont des ennemis. Il n'y a donc pas de relations à avoir avec eux, et toute forme de relation serait de la complaisance. Il veut plaire à ses maîtres, et ça peut se comprendre. Il saute sur l'occasion pour évoquer ses désaccords sur les Russes avec Fillon. Évidemment, dans l'optique de Macron, ça se comprend : puisque toute forme de relations franco-russes est impossible, évoquer l'idée de parler avec les Russes comme le fait Fillon est absolument horrible et fait de lui un pion de Poutine par association d'idées typique des esprits manichéens. Pourtant, ce que Fillon évoque est logique dans son univers à lui : l'idée selon laquelle la diplomatie ne se conçoit pas en tant qu'ennemis et amis, mais en tant que nations qui discutent entre elles, quelles que soient leurs relations. Ces deux visions de la diplomatie s'opposent frontalement et ne sont tout simplement pas compatibles.

 

FILLON : à l'époque non plus Staline ne partageait pas grand-chose avec nous.

Pas mal celle-là, mais on te donnera quand même un point Godwin, François.

 

MACRON : mais vous avez totalement raison, sauf que

Bah alors il a totalement raison ou pas ? Une fois de plus, Macron est d'accord avec les autres, surtout quand il n'est pas d'accord, voir la suite de la phrase.

 

aujourd'hui je ne construirai pas mon indépendance comme vous le proposez Mme le Pen en allant me rapprocher de M. Poutine.

J'aurais peut être du donner le point Godwin à Macron, Poutine est notre Hitler contemporain. Tout ce qui cherche un tant soi peu à se rapprocher de lui est considéré comme négatif. Marine le Pen cherche à se « rapprocher » de Poutine, pour Macron, pour qui les analyses les plus simplistes sont les plus valides, elle veut donc : parler avec Poutine, donc elle l'aime bien, donc elle est autoritaire, donc fasciste, donc nazie, donc Hitler, donc Satan en personne. CQFD.

 

Je la construirai avec les outils de cette indépendance, avec une politique de responsabilité avec une vraie politique européenne. Voilà.

La : l'indépendance dont il parlait avant. Donc Macron va construire l'indépendance avec les outils de l'indépendance. Pour ma part, j'ai sur ma voiture des roues qui roulent et permettent à ma voiture de rouler.

Pour aller plus loin, nous pouvons lui demander quels sont ces outils ? Quelle politique de responsabilité – ce qui ne veut toujours rien dire – veut-il mettre en place ? Qu'est ce qu'une VRAIE politique européenne ? Qu'il y ait des mauvaises politiques et des bonne politiques dans son esprit je le conçois, mais qu'est ce qui fait qu'une politique est VRAIE ou FAUSSE ? Eh bien le fait que ce soit la sienne, quelle qu'elle soit, fait de celle ci une vraie politique, apparemment. Celle qui est à la fois européiste et souverainiste, à la fois de gauche et de droite, à la fois pour une Europe fédérale et pour une Europe confédérale.

 

Résumons maintenant ce qui ressort de l'analyse rapide de ces propos : il est d'accord avec tout le monde et en désaccord avec personne. Il n'est d'accord avec personne et en désaccord avec tout le monde. Il défend tout. Il attaque tout. Il est pour tout le monde et contre personne, mais ça dépend quand même. Il contredit les gens en affirmant qu'ils ont raison.

 

Quel que soit le sujet, le débat, Emmanuel Macron n'a aucun avis sur quoi que ce soit, son avis est celui de tous. Ce qui fait, bien entendu, de cet avis, une vérité absolue, impossible à contredire, et pourtant totalement vide de toute proposition concrète. Marine le Pen résume cela en disant qu'il représente un « vide sidéral ». Elle a raison.

 

Macron n'a aucune idée, n'a aucun principe, ou plutôt il les a tous, mais jamais de manière fixe. Son discours n'est que démagogie pure et simple. Il est flatteur pour tous. Ce qui est extrêmement grave, c'est que des médias en majorité à sa solde s'empressent de le trouver absolument génial alors qu'il est impossible, si on a un cerveau qui fonctionne à peu près, de trouver quelque chose de concret dans ce qu'il dit.

 

Non, Macron n'a pas gagné ce débat sur le plan des idées, il en est incapable : il n'en a pas. Il l'a acheté, acheté auprès de la presse classique par le sentiment de sécurité que sa future inaction met en œuvre, acheté par ce que cette inaction représente : la continuité de François Hollande, un européisme fédéraliste convaincu, la domination de la finance internationale, l'effacement des frontières, la négation du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, la soumission à une puissance supranationale, et à la puissance étrangère américaine.

 

Pour les médias français, Macron est le grand gagnant. Pour la plupart des médias étrangers, jusqu'au Financial Times, plus que suspect de complaisance envers lui, ce dernier a pourtant raté complètement son débat.

 

Apparemment, les journalistes britanniques comprennent mieux le Français que les journalistes français.

Pierre Bufacchi, responsable national des Jeunes Bonapartistes.

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