Les Bonapartistes pour une alternative crédible

Les résultats du premier tour des élections législatives témoignent de la volonté des Français d’accorder une majorité parlementaire au président Macron. Cependant, la forte abstention laisse à penser que des millions d’électeurs sont orphelins d’une véritable représentativité à l’Assemblée nationale et tout simplement dans le paysage politique.

La faute revient très certainement au débat politique qui inonde les Français depuis plus d’un an maintenant, faisant passer ces élections législatives à un 7ème et un prochain 8ème tour de scrutin, après les deux primaires à droite et à gauche, ainsi qu’après l’élection présidentielle.

Dans ce contexte inédit, nous appelons toutes celles et ceux, fidèles à notre ligne rejetant l’enracinement dans un système usé, sans pour autant tomber dans le jeu des extrêmes, et soucieux de ne pas signer un chèque en blanc au président Macron, à se mobiliser et se rassembler, avec France Bonapartiste, afin de proposer une véritable alternative crédible.

Conseil National Bonapartiste

Emmanuel MACRON, alors encore candidat à l’élection présidentielle, affirmait vouloir réformer le Code du travail par ordonnances : « Je souhaite introduire dès l’été un projet de loi d’habilitation pour simplifier le droit du travail et décentraliser la négociation. Il s’agit de donner plus de place à l’accord majoritaire d’entreprise ou de branche, d’une part, d’encadrer les décisions des prud’hommes d’autres part. Le tout par ordonnances, pour procéder de manière rapide et efficace. »  

Devenu président de la République, les paroles passent donc aux actes.

Ainsi, depuis la fin du mois de mai 2017, nous assistons à la mise en place de cette promesse de campagne, sans pour autant savoir à quelle sauce les salariés seront mangés. Le 06 juin dernier, un programme de travail a été remis aux partenaires sociaux. Le texte serait, selon Matignon, volontairement flou, permettant ainsi des interprétations larges.

Flou dans les lignes, mais cependant clair dans son calendrier. Ainsi, le gouvernement souhaite « faire évoluer dès cet été [le] droit du travail, afin de prendre en compte la diversité des attentes des salariés et des besoins des entreprises. ». L’adoption du projet de loi d’habilitation en conseil des ministres est fixée au 28 juin prochain, pour une publication des ordonnances avant la fin de l’été.

Cependant des fuites quant au texte en cours de développement auraient quelque peu bouleversé la clarté des maux… heu… des mots. Ainsi, il semblerait que la volonté du gouvernement irait dans la continuité de la loi travail (El Khomri) passé l’an dernier sous le visa de l’article 49 alinéa 3 de la Constitution et ayant grandement affaibli les droits des salariés. L’idée serait de donner davantage de place aux accords d’entreprise, simplifier le dialogue social et mettre en place un barème des dommages et intérêts en cas de licenciement abusifs.

Pour le premier point, l’accord d’entreprise pourrait surplomber l’accord de branche, c’est-à-dire que des modalités différentes dans l’exercice du délai de préavis, de la période d’essai, de certains congés payés, des motifs de recours au contrat à durée déterminée voire du licenciement économique pourraient donc exister entre différentes entreprises de structures différentes ou identiques actuellement déterminées et encadrées par la loi ou la jurisprudence.

Par ailleurs, le gouvernement souhaiterait une primauté de l’accord d’entreprise sur le contrat de travail, qui conduirait de facto à se dispenser de l’accord du salarié pour modifier son contrat de travail. Faux répond la ministre du Travail Muriel Pénicaud qui précise que « la branche continuera à avoir un rôle d’encadrement », la réponse est donc tout aussi floue.

Cependant, au micro d’Europe 1 ce vendredi (09 juin 2017), le Premier ministre a affirmé qu’il n’y aurait pas d’accord d’entreprise qui irait à l’encontre des textes législatifs actuels concernant le contrat à durée déterminée. Ainsi, aucun accord n’irait à l’encontre du renouvellement du C.D.D. ni de sa durée maximale.

Sur le second point, nettement plus clair (sans jeu de mots), le gouvernement souhaite une fusion des délégués du personnel, du comité d’entreprise et du CHSCT. Dans un autre temps, le gouvernement souhaiterait favoriser la discussion et la négociation dans les entreprises. Celle-ci se passerait-elle des syndicats, telle est la question sensible et ouverte à ce jour… Les 48 réunions techniques prévues y répondront-elles ?

Concernant enfin le troisième point, le gouvernement souhaite mettre en place « un barème des dommages et intérêts en cas de licenciement abusifs et des règles plus claires et modernisées ». On revient donc à ce fameux barème qui avait causé tant de troubles lors de la précédente loi travail (rappelons ici que la loi travail ne donne actuellement qu’un barème à titre indicatif). Le danger réside dans le fait que l’employeur connaitra par avance les sanctions pécuniaires qu’il risque en se débarrassant d’un salarié de manière peu conventionnelle. Ainsi, il pourra donc peser le pour et le contre d’une telle méthode et de ce fait favoriser cette voie ou pas.

Bien évidemment nous ne pouvons à l’heure actuelle se fier véritablement à aucune source tant le mystère encadrant les contours de cette réforme demeure entier. Reste cependant que les besoins des entreprises se heurtent bien trop souvent aux attentes des salariés, et c’est une gymnastique bien complexe auquel se frotte le nouveau président élu.

 

Christopher Destailleurs Délégué Régional Adjoint en Ile de France, Délégué national à la communication, Responsable du projet Justice.

On pourrait se réjouir de la reprise de la Cristallerie de Baccarat. Après tout, ce rachat sauvera sans doute des emplois. Mais en réalité, il s'agit de tout autre chose.

Cette opération financière signifie surtout la fin d'un savoir faire français. Car que l'on ne s'y méprenne pas. Les acquéreurs ont surtout en vue de récupérer le nom et l'expérience de Baccarat. Le reste ne les intéresse guère. Il ne s'agit pas d'investir en France mais de copier notre savoir-faire et d'utiliser un nom illustre, symbole de luxe et de produit d'exception.

Starwood avait récupéré en 2005 le groupe Taittinger fondé par le député bonapartiste Pierre Taittinger, groupe qu'il a ensuite entrepris de vendre à la découpe. D'abord en cédant la maison de champagne, puis les parfums Annick Goutal, puis les palaces de la Société du Louvre (le Crillon ou le Martinez), puis les hôtels de Louvre Hotels (Campanile, Première Classe, Kyriad), et maintenant Baccarat.

Les bonapartistes dénoncent ce départ pour l'extérieur de nos meilleures entreprises, pourvoyeuses d'emplois, de bénéfices et figures de proue de l'industrie française.

Conseil National Bonapartiste

Si l'on veut réellement refonder l'Ecole, il faut oser revenir à certains fondamentaux dès l'école primaire -"lire, écrire, compter, connaître son histoire" - cela peut faire sourire mais la réalité est là malheureusement, ces bases n'existent plus comme telles. Si refondation il doit y avoir, celle-ci doit commencer par la maternelle et se terminer par le lycée en revenant sur toutes les réformes inadaptées mises en place depuis des années.

L’Ecole de demain doit savoir allier égalité et mérite, elle doit pouvoir offrir à chacun les outils pour aborder dans les meilleures conditions l’après école. Que cet après soit la vie professionnelle et sa formation spécifique, que ce soit pour l’épanouissement personnel.

L’Ecole doit aussi redevenir ce pilier de l’unité nationale en favorisant l’assimilation par l’apprentissage d’une histoire millénaire, d’une langue commune, de certaines valeurs.

Enfin l’Ecole doit jouer son rôle dans l’aménagement du territoire en maintenant autant que possible la vie dans la ruralité.

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Instruire plutôt qu’éduquer.

L’école doit instruire dans le sens où elle doit délivrer un savoir, intellectuel et/ou manuel, doit développer l’esprit, apporter des connaissances, former l’intelligence... En revanche, l’éducation stricto sensu (du latin educare, c’est-à-dire « emmener, conduire hors de, sous-entendu de l’enfance »…) revient plus hautement à élever l’enfant, à lui former sa personnalité. Ce devoir ne peut qu’être celui des adultes responsables personnellement des jeunes qui lui sont confiés (en règle générale les parents). Répétons-le, les instituteurs, les professeurs n’ont pas pour tâche d’éduquer des adolescents qui, normalement, devraient déjà l’être largement lorsqu’ils accèdent à l’école primaire ou au collège.

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L’uniforme comme outil de l’unité

L’uniforme n’est pas synonyme de restriction des libertés. Au contraire, il permettrait aux jeunes d’échapper aux « marques », à la mode, au racket, aux inégalités manifestes dont les vêtements constituent l’un des reflets. Nos jeunes méritent toute notre attention, tous nos soins. Si l’uniforme peut être le moyen de ramener le calme, l’ordre et la saine émulation dans nos établissements scolaires, l’expérience doit être relancée sans tarder. Il ne s’agit peut-être pas comme l’affirme une ancienne ministre socialiste d’une question périphérique mais peut-être d’un point fondamental susceptible d’apporter sérénité et discipline dans une école – et dans une plus large mesure dans une société toute entière – qui en a bien besoin.

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Carte scolaire, une « géographie » à revoir

Notre carte scolaire est obsolète car elle ne garantit plus la mixité sociale menant à l’intégration de tous. De plus elle est d’une grande hypocrisie dans la mesure où les seuls défenseurs de la carte scolaire sont les mêmes qui la contournent à la moindre difficulté. C’est pour cela qu’il faut la supprimer et avoir,  en contre partie, une politique volontariste en direction à la fois des établissements « ségrégués » (équipes enseignantes stables et expérimentées, création d’options attractives…) et des familles défavorisées (aide individualisée, travail en groupes restreints…).

Le ton est donné d’entrée alors que le tout juste élu Président Macron arrive sur le son de l’Hymne européen, hymne à la joie de l’Allemand Beethoven et que son premier message présidentiel est de “remettre l’Europe en marche”: Ce Président, investi ou plutôt imposé par les puissants de ce monde,  basera toute sa politique sur la ligne de l’Union Européenne. Sa campagne n’a pas été pour la France et  les Français, pour notre  indépendance stratéqique et notre souveraineté, mais pour plus d’Union européenne.  Cette Union  Européenne pourtant rejetée par la plupart des électeurs qui se sont tournés vers l’extrême-droite et l’extrême gauche, exprimant ainsi leur malaise face aux effets de la mondialisation.

Macron insiste, alors qu’il avait promis que sa première visite présidentielle serait pour nos troupes aux Mali, il rompt sa parole et va en priorité chercher ses ordres à Berlin auprès de la chancelière Merkel.

Le Président de la commission européenne Jean-Claude Junker lui avait immédiatement dicté sa feuille de route; « Avec la France, nous avons un problème particulier… Les Français dépensent trop et ils dépensent beaucoup dans des domaines qui ne sont pas bons. Cela ne pourra pas perdurer».

En cas de déficit supérieur à 3% du PIB en 2018, la commission Européenne par la voix de Pierre Moscovici, commissaire européen aux Affaires économiques et financières, a déjà fait savoir qu’elle n'aurait d'autre choix que de proposer des sanctions financières contre la France de 0,2 % du PIB, soit un peu plus de 4 milliards d'euros.

Pour répondre aux objectifs financiers de Bruxelles, le vassal de Bruxelles va s’atteler à la tâche en essayant de faire passer ses réformes internes très rapidement (Baisse des prestations chômage, Suppression du CDI, baisse du nombre de fonctionnaires, réformes des retraites etc…). Il envisage également de descendre la participation de l’état français dans DCNS, spécialiste de la défense navale, de 63% sous le seuil des 50%. Il souhaite ainsi se montrer « bon élève » avec une politique de dérégulation, d’austérité et de dépossession d’entreprises françaises stratégiques, espérant ainsi pouvoir convaincre Berlin d’avancer vers une fédéralisation de la zone euro.

Alors que le déficit commercial de la France est de 48,1 milliards contre un excédent de 252,9 milliards pour l’Allemagne, Macron souhaite négocier une contribution financière de l’Allemagne dans un budget européen commun. Ce budget commun servirait à créer un fond d’investissements franco allemand pour les infrastructures, un fond d’assurance bancaire et un fond pour le développement du numérique.

Pourquoi cet abandon social, ce manque de vision d’indépendance stratégique pour la France? Que de concessions désastreuses alors que la chancelière Merkel ne s’est nullement engagée, et de plus, alors que ces fonds seraient destinés à l’ensemble des pays de l’Union Européenne, la France n’est pas certaine d’en bénéficier.

Sur les autres questions de politiques étrangères, Macron est resté très vague d’autant plus qu’il est très peu expérimenté: banquier d’affaires et ministre de l’économie de 2014 à 2016, la politique étrangère n’était pas parmi des domaines d’expertise. Mais est-ce important pour lui puisqu’il compte sur la voix de l’Union Européenne. La France deviendra tristement aphone alors qu’elle dispose du 2ème réseau diplomatique mondial et qu’elle est également désormais la seule puissance nucléaire européenne suite au Brexit.

Que de mépris pour nos troupes, que d’indifférence pour la population, que d’insolence pour notre grand pays.

Avant de repenser la coopération franco allemande qui ne se ferait actuellement que dans un rapport de force faussé à cause de deux balances commerciales différentes, il faut penser un rééquilibrage économique pour relancer les exportations françaises. Ce rééquilibrage passe par une vision industrielle stratégique pour la France, ce qui  manque cruellement à Macron.

Pourtant la France dispose d’atouts considérables qu’il faut vouloir exploiter: par exemple elle est la 2ème puissance maritime mondiale par sa diversité et sa biodiversité, avec une flotte de commerce stratégiques bientôt adoptée et pourrait relancer son économie grâce au projet bonapartiste de “France sur Mer”.

Ceci sous entend croire en la souveraineté et refuser le pouvoir des multinationales…

Pas certaine que cela soit la volonté de ce Président.

Adeline Guibert, responsable aux questions étrangères France Bonapartiste

Les bonapartistes préparent d’ores et déjà une alternative politique crédible.

Une fois de plus, l'alliance objective entre le système et le Front National a bien fonctionné.

L'émergence du F.N. au premier tour, a permis de re-légitimer le candidat du système au second.

Plus que jamais, nous rappelons à tous les Français qu’une alternative crédible est nécessaire.

Etre bonapartiste c’est croire en l’autorité par la démocratie, croire en la souveraineté nationale et populaire, c’est oser le progrès social. Napoléon Bonaparte et Louis-Napoléon Bonaparte nous ont montré la voie, qui est également celle de l’égalité, de la récompense du mérite mais aussi de l’Etat Nation, de l’Appel au peuple.

Devant ce nouveau quinquennat qui s’ouvre, nous continuons à croire et à oser, pour une certaine idée de la France.

Conseil National Bonapartiste

Cette présidentielle aura vu la disparition probable de 3 partis politique : le PS suite à un coma prolongé, le MRC et DLF suite à un suicide politique. Elle aura aussi laissé Les Républicains sérieusement malades.

Nicolas Dupont Aignan, se disant « ni système », a fait l’ENA, la Préfectorale, a été membre de cabinets ministériels avant d’être élu depuis 1995 (maire, député et président de communauté d’agglomération) en ayant son épouse pour attachée parlementaire.

 Toute honte bue, lui qui disait il y encore peu qu’il pourrait prendre Marine le Pen pour 1er Ministre, vient de se mettre sous sa coupe, au gré d’un hypothétique accord électoral où il serait question de circonscriptions, d’un mandat de 1er Ministre mais surtout d’argent pour celui qui dit on à +5% était gaulliste et à 4,7 % serait vichyste.

C’est la première fois qu’un parti « républicain » passe le Rubicon mais surtout la ligne jaune de la République.

Adhérents de France Bonapartiste, nous avons été, pour beaucoup, adhérents de Debout La République et avons même eu des poste à responsabilité pour certains d’entre nous (conseiller national, secrétaire départemental…).

Avec le changement de nom du parti qui est devenu Debout La France, dû aux conseils délétères d’un nouvel entourage, et d’une ligne de plus en plus droitière pour qui se disait « ni extrêmes », nous avons été un certain nombre Chevènementistes, membres de France Bonapartiste, des anciens RPR et d’autres à fuir ce qui nous semblait être une fuite en avant. Nous noterons là les accords politiques et financiers et soutiens, déjà à l’époque avec Bompard (ligue du sud), Bourdouleix (qui considère qu’Hitler n’avait pas fini le boulot avec les Roms) et Ménard.

A tous ceux qui sont partis de DLR et en déshérences depuis, à tous ceux qui ne comprennent pas l’accord du MRC et qui ont quitté ce qui en reste, à tous ceux qui ont quitté DLF ou vont le quitter suite à l’accord avec l’extrême-droite, nous disons « rejoignez-nous au sein de France Bonapartiste ».

Il ne s’agit pas comme on aime à nous le dire en galéjades, de remettre sur le trône un Bonaparte. Il s’agit de militer pour une certaine idée de la France. Celle que nous avions soutenue en nous engageant auprès de Jean-Pierre Chevènement qui fut l’homme de la Nation au cours de la campagne Présidentielle, puis NDA pour un projet républicain.

Nous avons été contre Maastricht, nous avons été pour « une France digne de son NON » avec le traité sur la constitution européenne.

Rejoindre France Bonapartiste, c’est se batte pour la France, pour une République Moderne. Pour une France qui fait appel au peuple, pour une France indépendante, pour le progrès social, pour une France de l’égalité, de la Responsabilité, pour l’unité de la France, pour une autorité qui seule peut protéger nos libertés, pour la modernité.

C’est le sens du projet qu’a défendu David Saforcada, Président de France Bonapartiste, au cours de cette campagne présidentielle.

A tous les Républicains, à tous les Patriotes, nous disons « rejoignez-nous pour « Croire et Oser ».

Conseil National Bonapartiste

"Ni système mais avec les extrêmes"

"France Bonapartiste dénonce l'accord de Debout la France avec le Front national"

France Bonapartiste prend acte avec gravité de l’annonce faite par le président de Debout la France Nicolas Dupont-Aignan du projet de gouvernement et de son alliance avec le Front National. Si plusieurs de nos adhérents ont milité et occupé des postes de responsabilité au sein de Debout la France, nous nous en sommes éloignés puis nous avons rompu toute collaboration lorsque nous nous sommes aperçus que la ligne « Ni système Ni extrêmes » subissait de sérieuses entorses. Cette ligne est définitivement enterrée au vu de l’alliance avec le parti de l’extrême droite que nous avons toujours combattu.

Pour sa part, France Bonapartiste maintient cette ligne de conduite. Nous refusons d’appeler à voter en faveur de Marine Le Pen, et nous refusons avec la même force et la même vigueur de soutenir l’ultra libéralisme représenté par Emmanuel Macron. Nous appelons d’ailleurs tous les souverainistes modérés et humanistes de la France à rejoindre notre mouvement bonapartiste qui n’a jamais renoncé une seule fois dans son histoire à la fermeté et à la droiture de son positionnement politique.

Conseil National Bonapartiste

Les Français ont décidé de porter Emmanuel Macron et Marine Le Pen au second tour de l’élection présidentielle. France Bonapartiste prend acte.

Après une pré-campagne et une campagne présidentielle qui ont vu les « petits candidats » dans l’ombre médiatique le plus absolu, les Français ont choisi dimanche dernier les deux qualifiés, qui accèdent au second tour de l’élection présidentielle.

Nous avons constaté pendant les débats, un intérêt – certes détourné – pour nos Empereurs, actant une fois encore que le combat bonapartiste est un combat contemporain, et non figé dans un passé glorifié.

Etre bonapartiste c’est croire en l’autorité par la démocratie, croire en la souveraineté nationale et populaire, c’est oser le progrès social. Ce sont nos principes, pour une certaine idée de la France. Napoléon Bonaparte et Louis-Napoléon Bonaparte nous ont montré la voie, qui est également celle de l’égalité, de la récompense du mérite mais aussi de l’Etat Nation, de l’Appel au peuple.

Constatant qu’aucun prétendant ne promeut véritablement ces idées, et pour défendre notre vision de la France chère à nos yeux, a l’instar du premier tour, nous n’appellerons à voter pour aucun des candidats qualifiés pour ce second tour de l’élection présidentielle. Chaque Français, maître de son destin, saura faire son choix le temps venu.

Aux fades copies nous préférons l’authenticité des idées, et rappelons que le bonapartisme est « loyaliste » en principe à tous gouvernements inspirés d’une volonté d’union, de patriotisme et de progrès. Il n’est donc point disposé à un retour vers des régimes abolis. Notre mission est de rassembler tous les Français autour de la France.

Nous réitérons donc l’appel de David Saforcada, président de France Bonapartiste, à toutes celles et tous ceux qui se disent bonapartiste, de nous rejoindre ! C’est ensemble, autour de certaines personnalités, que nous construirons le mouvement bonapartiste de demain.

Conseil National Bonapartiste

1/ Il n'aura pas fallu deux minutes pour que Fillon et la plupart des cadres LR prouvent, une fois de plus, que voter pour eux est une erreur. La nation, la souveraineté, l'identité et les classes populaires ne pèsent pas lourd pour ce parti de retraités qui ne pense qu'à préserver son patrimoine financier. Nous le savons depuis Chirac et nous en avons eu la confirmation en 2008 donc rien ne sert de s'étendre davantage sur ce point.

2/ Le FN n'est pas la solution. A l'heure actuelle, il n'est qu'un moyen de pression utile, mais ne parviendra JAMAIS au pouvoir. Ne rêvons pas. Son "histoire" sera rabâchée sans cesse et servira toujours de repoussoir. Quelle honte, quel déshonneur, quel pitoyable échec que de terminer deuxième à plus de deux points du premier dans un contexte de fiasco Hollande, de chômage de masse, de vagues migratoires, d'attentats et de bouleversement international. 28-30% aurait été un minimum. En continuant à voter pour ce parti une fois passé le 2nd tour et les législatives, vous ne ferez que préserver l'impasse. Observez comme Hollande & Cie sont plus intelligents que les patriotes. "Nous avons échoué ? Fichtre, revenons masqués !". Le FN, lui, trouve sage de demeurer le FN depuis 40 ans.

Par ailleurs, sa présidente n'incarne pas la France : trop peu cultivée, pas assez fine dans ses raisonnements, pas assez brillante et travailleuse... Ses discours sont souvent décevants et peu emprunts de culture et d'histoire française. Elle n'a même pas l'humour bien français d'un Mélenchon. Et même sur ses dadas (qui sont aussi les miens) elle est mauvaise : elle explique mal le "patriotisme économique", elle ne maîtrise pas le concept de "protectionnisme intelligent".

En outre, en dehors de l'immigration (thème central je le reconnais, mais qu'elle traite trop sous l'angle à court terme "migrants/sécurité" et pas assez sur le volet civilisationnel "identitaire/islam"), elle se révèle incapable de parler de la vie quotidienne et de la qualité de vie qu'un parti national devrait opposer à un parti mondialiste : écologie maurrassienne, révolution des transports, urbanisme, culture et retour du "beau", éducation/excellence/méritocratie, lutte contre les lobbies (pourquoi laisser à Hamon la lutte contre les "perturbateurs endocriniens" et aux écologistes le premier rôle au parlement européen en matière de protection des données personnelles et de lutte contre les lobbies et contre la corruption ?). Il manque indéniablement dans son parti un vrai volet "qualité de vie" à opposer aux mondialistes et "progressistes".

Une contre culture émerge depuis quelques années mais absolument pas poussée par les principaux cadres du FN qui ne disposent visiblement pas de la culture suffisante à cet effet. Pourtant, c'est seulement en jouant la carte d'un véritable mai 1968 à l'envers, dans les programmes scolaires, dans les médias, dans les entreprises, dans le monde de la culture etc que les patriotes reprendront la main.

Et le plus important : je me tue à répéter que notre "camp" n'est absolument pas subversif et trop peu stratège. Il faut cesser de promettre la sortie de l'UE et de l'euro, ce qui accélérera l'arrivée au pouvoir. Puis profiter de ce mandat pour être les mauvais élèves de l'UE en appliquant le programme même lorsqu'il est contraire aux traités, tenir bon face aux cris d'orfraies de l'UE et ainsi montrer aux français la réalité du carcan européen. Pourquoi chercher à détruire ce que l'on peut, dans un premier temps, ignorer ?

Ce premier mandat "patriote" pourra également servir à convaincre les français en étant au pouvoir des bienfaits (si tel est le cas) d'une sortie de l'euro.

Malheureusement, si vous me demandez pour qui voter après les législatives de 2017 si n'est pas question de poursuivre avec l'impasse FN/LePen et les traîtres LR, et bien... je n'en sais rien.

Alexandre MANDIL