En apprenant la mort de Max Gallo, beaucoup de jeunes napoléoniens ressentent une immense tristesse. Les générations précédentes avaient été marquées par les écrits de Frédéric Masson, de Louis Madelin, d'Octave Aubry, puis d'André Castelot et d'Alain Decaux.. Les plus jeunes se sont parfois intéressés à l'Histoire de France, et singulièrement à l'histoire napoléonienne, grâce à Max Gallo. Beaucoup avaient été émus en lisant les quatre volumes de cette saga Napoléon qui contribuera à la renommée de l'historien :

    I. : Le Chant du départ (1769-1799),

    II. : Le Soleil d’Austerlitz (1799-1805),

    III. : L’Empereur des rois (1806-1812),

    IV. : L’Immortel de Sainte-Hélène (1812-1821),

Certes, le napoléonien est souvent frustré et même parfois déçu en relisant ces ouvrages mais leur succès popularisa encore plus la période consulaire et impériale. Combien embrayèrent ensuite sur des études plus "sérieuses". C'est que Max Gallo savait écrire ! Ses textes se lisaient sans peine, comme des romans, entraînant le lecteur dans une épopée époustouflante.

L'enfant d'immigrés Italiens avait à coeur de faire partager le roman national. Patriote, il n'oubliait pas que la France s'était construite au fil des siècles, autour de personnages d'exception comme Henri IV, Richelieu, Louis XIV, Robespierre, Napoléon ou de Gaulle... La France, il l'aimait et il voulait que ses lecteurs partagent cet amour. Il y employait toute son âme, tout son talent d'écrivain, tout son savoir. Car notre nation a toujours des ressources, y compris et surtout dans l'adversité. La liste de ses études montre bien à quel point Max Gallo voyait le fil directeur qui reliait toutes les époques de notre pays. "De Clovis au Comité de Salut Public, j'assume tout" avait déclaré Napoléon. L'historien l'assumait aussi et rappelait sans cesse que la France avait une mission internationale, que ses valeurs, idéologiques, culturelles, littéraires, politiques... éclairaient toujours l'Europe et le monde.

Politiquement, Max Gallo avait évolué au fil du temps... et sans doute de ses propres recherches et écrits. Ephémère communiste, il s'inscrivit au PS, se fit élire député de Nice et fut le porte-parole du gouvernement Mauroy de 1981 à 1984. Il quitta l'exécutif pour siéger au parlement européen pendant dix ans. Il abandonna le PS en même temps que Jean-Pierre Chevènement dont il était proche. Les observateurs le qualifièrent souvent de "souverainiste de gauche" voire de bonapartiste. Quoi d'étonnant pour un historien qui avait la France chevillée au corps et au coeur ? Défenseur de notre passé national, celui qui présida le Mouvement des Citoyens, avait la volonté de sauvegarder la Patrie et d'assurer l'indépendance et la souveraineté de la France.

Histoire et politique sont souvent liés. Max Gallo, dans ses discours, dans ses actes, dans ses positions comme dans ses livres, a démontré que c'est seulement en se souvenant de son exceptionnel passé qu'une nation peut sereinement envisager son avenir.

Conseil National Bonapartiste

Un président remontant les Champs Elysées en véhicule militaire le jour de son investiture, rendant visite aux blessés de guerre en privé, haranguant les soldats en OPEX à peine installé…  autant de signes, après les promesses de campagne, qui auraient pu donner un a priori favorable aux militaires d’active, de réserve ou en retraite envers le nouveau Chef des Armées.

Mais cela n’aura été que des images d’Epinal, qui n’auraient pas eu l’agrément de Philippe Séguin. Le respect ne s’acquière que peu, en général, il est ou il n’est pas. A devoir affirmer son autorité «  je suis votre chef », on ressentait de la fébrilité. Il est des chefs que l’on suit lorsqu’ils nous disent « suivez-moi », d’autres pour lesquels on hésite lorsqu’ils crient « en avant ».

Le Chef d’Etat-Major des Armées  (CEMA) de  vient de donner sa démission, avant la date de sa « convocation » par le Président de la République pour avoir exprimé l’avis de la grande muette là où il se devait, c’est-à-dire devant une commission ad hoc composée de Députés de la Nation, et jusqu’à ce que l’un d’entre eux (en mal de notoriété ?) fasse fuiter les propos du CEMA* auprès de la Présidence et de la Presse.

S’il est bien un Général qui ne fait pas de politique, c’est bien le CEMA de Villiers qui a pâti de la carrière de son frère, sans lequel il serait monté beaucoup plus vite.

Aujourd’hui le CEMA s’en va avec le soutien quasi unanime des militaires, sans parler de celui des Citoyens qui ne comprennent pas ce grave premier « couac » au sein de la Nation.

Il est donc remplacé par un Général, le général Lecointre, qui connaît bien le terrain, qui a été à de nombreuses reprises en OPEX, et pas des plus faciles comme le Rwanda ou bien la prise du pont de Vrbanja. Nous ne pouvons que lui souhaiter bonne chance dans la mission qui est la sienne aujourd’hui.

Il fera donc fonction ; espérons qu’il ne sera pas, et c’est paradoxal pour un militaire, « doigt sur la couture ».

 Conseil National Bonapartiste

*rappel : il s’agit l’un délit. Ce qui est dit en commission à huis-clos doit rester dans le secret  de celui-ci.

On parle de nos jours de réforme du Sénat, chez les Bonapartistes cette proposition date depuis 2012...

Le référendum sur « le projet de loi relatif à la création de régions et à la rénovation du Sénat », organisé conformément à l'article 11 de la Constitution le 27 avril 1969, a provoqué la démission du général de Gaulle de son rôle de Président de la République. Il prévoyait en outre la fusion du Sénat et du Conseil économique et social et la transformation de cette seconde chambre en une assemblée consultative et démunie de ses principales attributions. La réponse négative à ce projet a fait que plus personne n'a osé réformé le Sénat depuis cette date. Pourtant, certaines propositions de cette loi étaient pertinentes et peuvent être reprises aujourd'hui, en atteste la réforme de 2003 qui changea le mandat de sénateur à 6 ans, comme le prévoyait le projet de 1969.

Avec France Bonapartiste nous proposons la fusion du Sénat et du Conseil économique, social et environnemental. Cette réforme est justifiée et souhaitable. Elle va permettre de revaloriser le Sénat, le Parlement et la loi en elle-même, et elle ne va en aucun cas entraîner la mort du Sénat. Cette « mort » du Sénat en 1969 a été présentée comme telle par simple opposition au Général de Gaulle, et elle visait la partie de la réforme qui confisquait au Sénat une large partie de ses pouvoirs. Précisons que tel n'est pas l'objet de notre proposition, nous souhaitons une seconde chambre forte et efficace, un contre-pouvoir effectif à l'Assemblée Nationale pour ne pas basculer dans un régime d'assemblée.

Il nous apparaît aujourd'hui indispensable d'ouvrir la procédure législative, le cœur de notre démocratie, à d'autres personnes que ces professionnels de la politiques, ces énarques, avocats et professions libérales si éloignés de la réalité qu'on ne comprend pas comment ils peuvent nous donner des leçons de morale depuis leur hémicycle. Depuis quelques décennies on nous parle de ce mot à la mode, la diversité. Mais qu'entendent-ils par la diversité ? Ajouter quelques femmes en plus, coloriser davantage leurs assemblées, voilà leur conception de la diversité. Ce n'est pas la nôtre. Car femme ou homme, blanc ou noir, ce sont toujours les mêmes personnes qui sont assises sur les bancs de ces assemblées qui sont devenues des périphéries de la représentation nationale. Pourquoi ne voit-on pas un ouvrier, un agriculteur, une employée, un professeur des écoles produire la loi ? Sont-ils plus bêtes que les autres ? N'y a t-il donc pas de place pour le peuple dans une assemblée populaire ?

C'est pour toutes ces raisons qu'il devient essentiel de fusionner le Sénat et le Conseil économique ,social et environnemental. Les groupes actuels présents au CESE doivent apporter leur expérience du terrain, ils doivent dynamiser ce Sénat qui apparaît comme étant l'institution la plus éloignée du peuple et de son époque. Il y aurait donc, à parts égales, représentés dans au Sénat les entreprises, les artisans, les agriculteurs, les ouvriers, les étudiants, les organismes environnementaux, les professions libérales. Cette réforme ne signifie évidemment pas l'augmentation du nombre de sénateurs, mais une nouvelle répartition et une nouvelle composition.

Par ailleurs, nous demandons la suppression et l'absence de création future des comités Théodule, comités ou commissions consultatifs et délibératifs, placés sous l'autorité d'un Ministre, afin de discuter de problèmes de société, et qui se réunissent peu souvent dans l'année, à un coût considérable, et qui ont une utilité contestée et contestable. La réforme générale des politiques publiques essaye de faire économiser de l'argent à l'Etat dans des domaines aussi incroyables que l'éducation, la sécurité, la défense de notre pays ou encore la justice. Nous ne pouvons pas accepter de tels sacrifices venant de la population lorsque dans le même temps quelques « sous-marins » du milieu parisien se réunissent pour manger, parler, débattre de problèmes de société dont ils ne connaissent que les origines et les conséquences, et non la réalité. Certains nous taxeront de la grande insulte qu'on appelle la démagogie, mais nous répondons que si, en soulignant la réalité, en pointant du doigt les incohérences des politiques publiques, nous sommes démagogiques, alors vive la démagogie ! Cent postes supprimés dans l'éducation nationale, c'est une année de réunion du conseil national de la vie associative ! Qui connaît l'utilité d'un tel comité ? Qui peut nous citer une seule réforme qu'il a incité ? Un seul profit pour le citoyen ? Et pourtant, en 2008, 80 membres se sont réunis 44 fois pour un coût de 125 000 euros. Nous pouvons également citer le Haut conseil de l'éducation, neuf membres qui se réunissent une vingtaine de fois par an pour un coût de plus de 60 000 euros.

En fusionnant le Sénat et le CESE, en modifiant les dispositions sur un cumul des mandats parlementaires et locaux, les travaux parlementaires seraient plus efficaces, tous ces comités apparaîtront inutiles car les représentants de la vie locale seront associés directement au travail législatif, et le rôle de ces comités qui est d'analyser les problèmes de société et de proposer des solutions sera rempli par les deux chambres, par des parlementaires plus assidus et plus impliqués dans leur fonction.

Le général de Gaulle disait : « L'essentiel pour moi, ce n'est pas ce que peuvent penser le comité Gustave, le comité Théodule ou le comité Hippolyte, c'est ce que veut le pays. J'ai conscience de l'avoir discerné depuis vingt-cinq ans. Je suis résolu, puisque j'en ai encore la force, à continuer de le faire. » Il prouva une fois de plus sa clairvoyance et son avance sur les autres. Continuons son combat et celui de ses illustres précédents.

Ces derniers temps, beaucoup d’observateurs, d’élus ou de dirigeants politiques émettent de vigoureuses critiques sur la manière de gouverner d’Emmanuel Macron. Les bonapartistes ne partagent nullement ces mises en cause. Cela vous surprend ?

Le président montre une certaine autorité ? Tant mieux ! La France a besoin de force, de direction, d’un chemin initié par un chef.

Le président convoque les parlementaires à Versailles et semble ainsi court-circuiter le Premier Ministre la veille de son discours de politique générale à l’Assemblée Nationale ? Tant mieux. La France a besoin d’un exécutif fort, aux mains d’un seul homme. Et le seul qui bénéficie de la légitimité démocratique la plus haute est bien le président de la République élu au suffrage universel direct, et non un chef de gouvernement qui n’a vocation qu’à gérer les affaires intérieures sous l’aura directe du chef d’Etat.

Le président dispose d’une majorité absolue à l’Assemblée et son mouvement a tendance à concentrer les pouvoirs ? Tant mieux, la France a besoin d’une cohérence politique et non de partages de pouvoirs en diluant les responsabilités ou plutôt les irresponsabilités.

On redoute l’organisation de référendums qui ne feraient que sanctifier les décisions présidentielles ? Tant mieux, la France renouera enfin avec cette démocratie directe qui nous fait tant défaut. Les Français doivent pouvoir s’exprimer sur des sujets majeurs et le président a besoin de retrouver régulièrement une légitimité populaire.

L’élection présidentielle a causé des dommages dans les partis, à tel point que certains peinent à s’imaginer un avenir serein ? Tant mieux, la France n’a pas besoin de ces clans, de ces corps intermédiaires qui tournent à vide et éloignent les Français de leurs véritables dirigeants.

Les élections législatives ont amené de nouveaux députés sans expérience et sans doute peu armés pour les débats parlementaires ? Tant mieux, la vie politique française avait un grand besoin d’un réel renouveau, d’élus neufs, vierges de tout mandat, issus de la « société civile », apportant un souffle nouveau, une nouvelle manière de faire de la politique locale et nationale.

On craint une « mise au pas » du pouvoir législatif au profit d’un exécutif omniprésent et omniscient ? Tant mieux, le parlement doit être rationalisé. Les grandes décisions doivent émaner de l’exécutif, et donc de l’Elysée.

Le président a cassé le vieux clivage gauche / droite ? Tant mieux. Il est urgent de rassembler les bonnes énergies, d’où qu’elles viennent, en ne prenant en compte que la direction qu’elles veulent prendre pour le pays, le territoire et les Français.

Emmanuel Macron adopte une attitude « impériale » à tel point que certains observateurs ne comparent à Napoléon ou à Jupiter ? Tant mieux, la France a besoin d’ambition. Les Français réclament un chef qui saura sublimer leurs espoirs économiques, diplomatiques, sociaux…

Ne blâmons donc pas Emmanuel Macron sur la forme. En revanche, méfions-nous du fond, dont pourtant, personne ou presque ne parle. La forme ne doit pas nous faire oublier les réformes qui s’annoncent. Ne nous trompons pas, le programme économique et social de la nouvelle majorité reste d’essence libérale. Trop attaché à briser les résistances collectives, à casser le code du travail, et à suivre les directives du patronat, des banques, de la finance et de l’Union Européenne, Emmanuel Macron se trompe de voie. Ce n’est que par l’élan populaire, par l’intervention de l’Etat, la défense de notre protection sociale, la Participation, l’exception culturelle française, le renforcement de nos armées et de nos forces de l’ordre, par une ambition tournée vers l’innovation, vers France sur mer, vers la Francophonie mais aussi vers une autre politique étrangère que l’on rétablira la confiance des Français.

Thierry Choffat

L'ensemble des cadres de France Bonapartiste, mais également au nom de tous nos adhérents et militants ; Nous rendons un vibrant hommage à Simone Veil, une femme aux multiples vies et qui aura marqué notre Histoire contemporaine de son emprunte, de ses valeurs, et de son combat. Cette grande dame s'est éteinte aujourd'hui à l'âge de 89 ans.

Source de l'image : Europe1.fr
Montage : France Bonapartiste

Grégory Baudouin est nommé, à compter de ce jour, Délégué Défense et Sécurité .

Ancien des Troupes Aéroportées, ancien de la Police Municipale de différentes villes "sensibles", membre de la réserve active, Grégory Baudouin est aussi président du Cercle Jean Moulin et membre de l'Association de Soutien à l'Armée Française.

D'autre part, il a exercé les fonctions de délégué national aux questions de sécurité au sein du MRC sous la présidence de Georges Sarre.

De part ses expériences professionnelles et associatives Grégory Baudouin a toutes les aptitudes pour apporter,à France Bonapartiste, l'analyse juste dans ces domaines et surtout proposer les solutions qui doivent être mises en place.

Emmanuel MACRON, alors encore candidat à l’élection présidentielle, affirmait vouloir réformer le Code du travail par ordonnances : « Je souhaite introduire dès l’été un projet de loi d’habilitation pour simplifier le droit du travail et décentraliser la négociation. Il s’agit de donner plus de place à l’accord majoritaire d’entreprise ou de branche, d’une part, d’encadrer les décisions des prud’hommes d’autres part. Le tout par ordonnances, pour procéder de manière rapide et efficace. »  

Devenu président de la République, les paroles passent donc aux actes.

Ainsi, depuis la fin du mois de mai 2017, nous assistons à la mise en place de cette promesse de campagne, sans pour autant savoir à quelle sauce les salariés seront mangés. Le 06 juin dernier, un programme de travail a été remis aux partenaires sociaux. Le texte serait, selon Matignon, volontairement flou, permettant ainsi des interprétations larges.

Flou dans les lignes, mais cependant clair dans son calendrier. Ainsi, le gouvernement souhaite « faire évoluer dès cet été [le] droit du travail, afin de prendre en compte la diversité des attentes des salariés et des besoins des entreprises. ». L’adoption du projet de loi d’habilitation en conseil des ministres est fixée au 28 juin prochain, pour une publication des ordonnances avant la fin de l’été.

Cependant des fuites quant au texte en cours de développement auraient quelque peu bouleversé la clarté des maux… heu… des mots. Ainsi, il semblerait que la volonté du gouvernement irait dans la continuité de la loi travail (El Khomri) passé l’an dernier sous le visa de l’article 49 alinéa 3 de la Constitution et ayant grandement affaibli les droits des salariés. L’idée serait de donner davantage de place aux accords d’entreprise, simplifier le dialogue social et mettre en place un barème des dommages et intérêts en cas de licenciement abusifs.

Pour le premier point, l’accord d’entreprise pourrait surplomber l’accord de branche, c’est-à-dire que des modalités différentes dans l’exercice du délai de préavis, de la période d’essai, de certains congés payés, des motifs de recours au contrat à durée déterminée voire du licenciement économique pourraient donc exister entre différentes entreprises de structures différentes ou identiques actuellement déterminées et encadrées par la loi ou la jurisprudence.

Par ailleurs, le gouvernement souhaiterait une primauté de l’accord d’entreprise sur le contrat de travail, qui conduirait de facto à se dispenser de l’accord du salarié pour modifier son contrat de travail. Faux répond la ministre du Travail Muriel Pénicaud qui précise que « la branche continuera à avoir un rôle d’encadrement », la réponse est donc tout aussi floue.

Cependant, au micro d’Europe 1 ce vendredi (09 juin 2017), le Premier ministre a affirmé qu’il n’y aurait pas d’accord d’entreprise qui irait à l’encontre des textes législatifs actuels concernant le contrat à durée déterminée. Ainsi, aucun accord n’irait à l’encontre du renouvellement du C.D.D. ni de sa durée maximale.

Sur le second point, nettement plus clair (sans jeu de mots), le gouvernement souhaite une fusion des délégués du personnel, du comité d’entreprise et du CHSCT. Dans un autre temps, le gouvernement souhaiterait favoriser la discussion et la négociation dans les entreprises. Celle-ci se passerait-elle des syndicats, telle est la question sensible et ouverte à ce jour… Les 48 réunions techniques prévues y répondront-elles ?

Concernant enfin le troisième point, le gouvernement souhaite mettre en place « un barème des dommages et intérêts en cas de licenciement abusifs et des règles plus claires et modernisées ». On revient donc à ce fameux barème qui avait causé tant de troubles lors de la précédente loi travail (rappelons ici que la loi travail ne donne actuellement qu’un barème à titre indicatif). Le danger réside dans le fait que l’employeur connaitra par avance les sanctions pécuniaires qu’il risque en se débarrassant d’un salarié de manière peu conventionnelle. Ainsi, il pourra donc peser le pour et le contre d’une telle méthode et de ce fait favoriser cette voie ou pas.

Bien évidemment nous ne pouvons à l’heure actuelle se fier véritablement à aucune source tant le mystère encadrant les contours de cette réforme demeure entier. Reste cependant que les besoins des entreprises se heurtent bien trop souvent aux attentes des salariés, et c’est une gymnastique bien complexe auquel se frotte le nouveau président élu.

 

Christopher Destailleurs Délégué Régional Adjoint en Ile de France, Délégué national à la communication, Responsable du projet Justice.

Cette présidentielle aura vu la disparition probable de 3 partis politique : le PS suite à un coma prolongé, le MRC et DLF suite à un suicide politique. Elle aura aussi laissé Les Républicains sérieusement malades.

Nicolas Dupont Aignan, se disant « ni système », a fait l’ENA, la Préfectorale, a été membre de cabinets ministériels avant d’être élu depuis 1995 (maire, député et président de communauté d’agglomération) en ayant son épouse pour attachée parlementaire.

 Toute honte bue, lui qui disait il y encore peu qu’il pourrait prendre Marine le Pen pour 1er Ministre, vient de se mettre sous sa coupe, au gré d’un hypothétique accord électoral où il serait question de circonscriptions, d’un mandat de 1er Ministre mais surtout d’argent pour celui qui dit on à +5% était gaulliste et à 4,7 % serait vichyste.

C’est la première fois qu’un parti « républicain » passe le Rubicon mais surtout la ligne jaune de la République.

Adhérents de France Bonapartiste, nous avons été, pour beaucoup, adhérents de Debout La République et avons même eu des poste à responsabilité pour certains d’entre nous (conseiller national, secrétaire départemental…).

Avec le changement de nom du parti qui est devenu Debout La France, dû aux conseils délétères d’un nouvel entourage, et d’une ligne de plus en plus droitière pour qui se disait « ni extrêmes », nous avons été un certain nombre Chevènementistes, membres de France Bonapartiste, des anciens RPR et d’autres à fuir ce qui nous semblait être une fuite en avant. Nous noterons là les accords politiques et financiers et soutiens, déjà à l’époque avec Bompard (ligue du sud), Bourdouleix (qui considère qu’Hitler n’avait pas fini le boulot avec les Roms) et Ménard.

A tous ceux qui sont partis de DLR et en déshérences depuis, à tous ceux qui ne comprennent pas l’accord du MRC et qui ont quitté ce qui en reste, à tous ceux qui ont quitté DLF ou vont le quitter suite à l’accord avec l’extrême-droite, nous disons « rejoignez-nous au sein de France Bonapartiste ».

Il ne s’agit pas comme on aime à nous le dire en galéjades, de remettre sur le trône un Bonaparte. Il s’agit de militer pour une certaine idée de la France. Celle que nous avions soutenue en nous engageant auprès de Jean-Pierre Chevènement qui fut l’homme de la Nation au cours de la campagne Présidentielle, puis NDA pour un projet républicain.

Nous avons été contre Maastricht, nous avons été pour « une France digne de son NON » avec le traité sur la constitution européenne.

Rejoindre France Bonapartiste, c’est se batte pour la France, pour une République Moderne. Pour une France qui fait appel au peuple, pour une France indépendante, pour le progrès social, pour une France de l’égalité, de la Responsabilité, pour l’unité de la France, pour une autorité qui seule peut protéger nos libertés, pour la modernité.

C’est le sens du projet qu’a défendu David Saforcada, Président de France Bonapartiste, au cours de cette campagne présidentielle.

A tous les Républicains, à tous les Patriotes, nous disons « rejoignez-nous pour « Croire et Oser ».

Conseil National Bonapartiste

Là où il faudrait être dans l'offensive, ne pas laisser respirer l’ennemi, aller le chercher dans ses moindres retranchements, nos gouvernants nous enferment dans une "ligne Maginot" qui ne change rien à la menace. A quoi bon des militaires dans les rues si leur présence ne permet pas de libérer policiers et gendarmes pour qu’ils passent à l’offensive ? A quoi bon appeler à la mobilisation si les « bataillons » restent l’arme au pied ? A quoi bon construire des « fortifications » si l’ennemi est déjà à l’intérieur ?

Pasqua disait qu'il fallait terroriser les terroristes. Nous en sommes loin ...

Actuellement, nous sommes en guerre sur trois fronts aux contours assez bien établis. Le Sahel, une partie du Moyen-Orient et le territoire national. Laissons de côté les fronts extérieurs, réservés à nos militaires et concentrons-nous sur le front intérieur. Nous savons tous que les recrutements de policiers, de gendarmes et de réservistes ne se font pas en un claquement de doigt et encore moins leurs formations, il faut donc faire avec les effectifs actuels sans chercher d’excuses. Il faut surtout oser faire appliquer la loi, partout et pour tous, et prendre des mesures fortes contre les islamistes.

Incarcération de tous les fichés S Français, expulsion immédiate de tous les fichés S étrangers, expulsion immédiate de tous les imams intégristes étrangers et incarcération des nationaux. Dissolution de l’UOIF (Musulmans de France) et de toutes les associations connues pour leur proximité avec des salafistes et autres islamistes. Saisie de tous leurs biens. Interdiction de retour pour toutes celles et ceux partis rejoindre l’Etat Islamique ou tout autres organisations. S’attaquer à l’internet islamiste.

Voilà des mesures « simples » qui ne demandent que du courage.

David SAFORCADA

Cent cinquante ans après sa promulgation, la loi Duruy sur l'enseignement nous permet de rappeler quelques éléments forts de la vie politique sous le Second Empire.

1) Contrairement à ce que proclament trop souvent les historiens officiels ou les manuels scolaires, l'école moderne n'est pas fondée par Jules Ferry mais bien par Victor Duruy. Ce n'est pas la Troisième République qu'il faut louer mais bien Napoléon III pour l'évidente rénovation de l'instruction publique. En 1867, la loi Duruy rendait l'école primaire gratuite. Mieux, chaque commune de France avait l'obligation d'ouvrir et d'entretenir une école de garçons. Et chaque commune de plus de 500 habitants devait également ouvrir une école de filles. La gratuité et la laïcité de l'école publique, c'est bien à Napoléon III qu'on les doit et non à Ferry qui en réalité, n'imposa que l'obligation scolaire. Ce projet avait d'ailleurs été proposé par l'Empereur des Français et son ministre. La République a ensuite fait table rase du passé, oubliant tout ce qui avait été fait auparavant et réussissant à faire croire que toutes les mesures dataient de l'après 1871. De même, le certificat d'études n'est pas créé par Jules Ferry mais là encore par Victor Duruy. Comme pour la gratuité, le véritable initiateur est passé sous silence !

2) Loin d'être un bonapartiste par son origine ou par atavisme, Duruy est un républicain. Lors des élections présidentielles de 1848, il a voté pour le général Cavaignac et non pour Louis-Napoléon Bonaparte qui pourtant réunit les trois quarts des voix dès le premier tour. Cela n'empêchera nullement Napoléon III de faire appel à ses services. Pour l'Empereur, le plus important n'est pas dans les coteries, les clans ou les partis, mais dans la bonne volonté et l'initiative des individus. Peu importe que l'on vienne de la gauche ou de la droite, le bonapartisme rassemble toutes les énergies pourvu que l'on oeuvre ensemble pour le bien de la France et des Français.

3) Victor Duruy est l'un des exemples de ces personnalités fortes qui décident de rallier Napoléon III non pour de basses raisons personnelles, pour un vague poste de ministre, mais pour faire avancer les réformes. L'essentiel reste de mobiliser les Français autour d'ambitions pour le pays, afin d'améliorer le quotidien des habitants, dans tous les domaines, la politique sociale, l'économie, le logement, l'instruction... ainsi que pour sublimer la France et son aura dans le monde entier.

4) Un siècle et demi après cette loi Duruy, on s'aperçoit que les mêmes thèmes restent d'actualité, et en particulier la construction d'une école publique de qualité, ouverte à tous et permettant à chacun, quelles que soient ses origines sociales, de s'instruire. Au delà de cette éducation, les réformes apportées par Napoléon III demeurent bien vivantes, la laïcité, le droit de grève, la protection sociale, la retraite des fonctionnaires comme des salariés du privé...

En 2017, le bonapartisme reste une voie à exploiter !

Thierry CHOFFAT, vice-président de France Bonapartiste