Commémorer, oui. Mais pas n’importe quoi !

2 décembre 2005, ils sont nombreux à être venus braver le froid du plateau de Pratzen pour assister au bicentenaire de la bataille d’Austerlitz mais dans la foule, on n’a point vu la France officielle. Il en sera de même pour tous les bicentenaires napoléoniens, les gouvernements successifs ont mis un voile sur ce pan de notre Histoire. Par contre personne n’oubliera la présence du « Charles de Gaulle »pour les 200 ans de Trafalgar …

Les centenaires de la Grande Guerre n’ont pas non plus connu la grandeur qu’ils méritaient. Là pas de voile mais une espèce de pudeur déplacée ou bien un décalage total comme ce fut le cas à Verdun avec ces dizaines d’enfants courant sur les tombes de Douaumont. Attendons 2018 mais …

Aujourd’hui, le président Macron évoque l’idée de commémorer Mai 68. Mais que veut-il commémorer ?

Place-t-il cet évènement au même niveau que la prise de la Bastille, la victoire de la Marne, la libération de Paris ? Nous allons honorer « sous les pavés y a la plage » et « interdit d’interdire » alors que nous n’avons pas été capables d’honorer « la Garde meurt mais ne se rend pas » ou bien ceux de Dien Bien Phu ?

Il y a des faits dans l’Histoire d’une nation qui ont leur importance, qui marquent, on peut en trouver pour chaque période mais est-ce pour autant qu’on doit tout honorer ? Il ne faut pas tomber dans le démagogique pour faire plaisir à certains qui encore aujourd’hui nous font porter le fardeau des tares qu’ils ont défendu sur les « barricades » …

David Saforcada

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